Protection des boisés urbains : le règlement d’urbanisme perd des feuilles

Québec n'a toujours pas de politique de l'arbre comme à Montréal. Les arrondissements ont encore la possibilité d'autoriser l'abattage d'arbres en cours arrière et latérales sans permis. Photothèque Le Soleil, Jocelyn BernierSource: Éric Moreault, Le Soleil, 31 janvier 2009.

Le règlement d’harmonisation sur l’urbanisme de Québec propose de nouvelles mesures pour protéger les boisés urbains. Mais il n’en fait pas assez pour les soustraire à l’appétit des promoteurs, surtout dans les nouveaux développements, estime le professeur Jean Bousquet, en entrevue au Soleil. Tellement qu’au lieu de freiner l’étalement urbain comme prévu, il le favorise.Un plan d’urbanisme, c’est un peu comme un code civil qui régit la vie d’une communauté. En harmonisant les règlements d’urbanisme des villes fusionnées pour former le grand Québec, règlement (R.V.Q. 1400) qui est soumis à la consultation publique en ce moment, la Ville est en train de manquer une occasion unique de resserrer les règles pour créer «un développement durable et moderne», estime M. Bousquet, professeur de foresterie à l’Université Laval. Plusieurs citoyens présents aux séances abondaient dans le même sens. (…)Québec n’a toujours pas de politique de l’arbre comme à Montréal. «Les élus manquent de repères.» Pourtant, pas besoin de chercher bien loin. «Cap-Rouge est un exemple type d’aménagement où on a gardé le paysage forestier.»Malgré tout, les arrondissements ont encore la possibilité d’autoriser l’abattage d’arbres en cours arrière et latérales sans permis, à l’opposé de toutes les représentations faites depuis 2007 par les citoyens et même par des élus municipaux. «La moitié des arbres ne sont pas protégés.» Seuls les arrondissements de La Cité, de Limoilou et Laurentien exigent un permis. Par contre, tous les arrondissements en exigent un pour couper un arbre situé à l’avant d’une résidence.

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