Églises recyclées : un exemple sur la 3e Avenue

Jean Cazes, 4 décembre 2009.Transformation en douceur (Source : Raymond Poirier, VOIR, 3 décembre 2009.)

(…) Attirant de recycler une église. Parfois plus facile, pour certaines fonctions, que de rebâtir à neuf. Et puis, il y a la valeur patrimoniale, fort importante. « Nos églises, ce sont nos châteaux. C’est là qu’on trouve l’architecture la plus élaborée et, en ce sens, c’est pertinent de les conserver. Bien entendu, c’est plus intéressant lorsque la nouvelle fonction qu’on veut lui donner peut profiter du décor, de l’esprit du lieu », explique l’architecte Martin Dubois, chargé de cours à l’École d’architecture de l’Université Laval et directeur de Patri-Arch, une firme de consultants spécialisés en patrimoine bâti.Dans plusieurs cas, la conversion vers une fonction résidentielle est difficile, voire impossible. Trop de subdivisions viendront trahir ce qui faisait l’intérêt même du lieu… Dans le cas des grandes églises, du moins. « Les églises d’autres confessions que catholique, souvent plus petites, sont plus faciles à récupérer. Leur gabarit peut convenir parfaitement à un ou deux logements. » Un exemple? À Limoilou, coin 3e Avenue et 12e Rue, une petite église a été recyclée en appartements [photo ci-haut, l’ancienne église évangélique baptiste]. « Là, c’est possible parce que, justement, on n’a pas à trop subdiviser, c’est parfait! Et on pourrait presque revenir à l’état d’église sans transformations. » (…)

[ La suite. À lire : Photo panoramique de Limoilou (38) : l’École de cirque de Québec. ]