Le choix des jeunes familles : «Ça part tellement vite, il faut quasiment être en vacances pour acheter une maison dans Limoilou.»

Vue en direction NO sur le Vieux-Limoilou (premier plan) à partir de la colline parlementaire. Photo: Jean Cazes, 22 avril 2006. CLIQUER POUR AGRANDIRVoici l’un des multiples volets du volumineux dossier Où s’en va Québec? présenté cette semaine dans Le Soleil. Cette série d’articles soulève bien sûr de nombreuses questions sur l’accès à la propriété dans les quartiers centraux, le potentiel de logements à y construire (notamment dans Limoilou, comme ici), les coûts sociaux et environnementaux de l’étalement urbain, les avantages et inconvénients pour les jeunes familles à s’établir en banlieue ou « en ville«  et le choix d’un modèle de développement urbain à l’européenne (collectif) ou à l’américaine (réputé plus individuel) à Québec. Plusieurs sujets, donc, que nous risquons d’aborder dans les prochaines semaines!Source: Jean-François Cliche, Le Soleil, 11 mars 2009.

Une boutade, par définition, est toujours une exagération. Mais celle de Marie-Claude Beaudry [titre], jeune maman dans la trentaine, met le doigt sur une réalité importante : on peut dénoncer l’étalement urbain tant qu’on veut – pour toutes sortes de bonnes raisons, d’ailleurs -, il n’est pas évident, pour une jeune famille, d’acquérir un logement dans les quartiers centraux. S’ils sont acceptables pour les uns, les compromis à faire en termes de prix, de taille ou de type de logement poussent les autres vers la banlieue. De plus en plus loin.«On avait toujours vécu en ville et on voulait y rester, mais c’est devenu une question de prix», témoigne Mme Beaudry, qui a finalement acheté une maison dans Charlesbourg avec son conjoint et leur fils de deux ans. (…)

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