Une ville à repenser…

Source : Éric Moreault, Le Soleil, 14 décembre 2009.

Au rythme où vont les choses, Québec n'a guère le choix de favoriser la mobilité durable : l'espace en ville se raréfie, la congestion augmente, la population aussi. Photothèque Le Soleil.(…) Pour en revenir à la mobilité durable, de quoi faut-il vous con­vaincre au juste? Qu’une ville qui favorise les déplacements à pied, en autobus, à vélo et autres devient plus attrayante pour les jeunes. Que la mobilité durable peut servir de levier pour revitaliser des quartiers et pour repenser l’urbanisme, dessiner une ville moderne à échelle humaine, respectueuse de sa riche histoire (Amsterdam est un bon exemple). Que ces jeunes «créent de la richesse», un atout dans une ville qui vieillit et donc dépense moins localement.À l’inverse, si Québec ne fait rien, ça va être laid. Pour amortir le choc d’une hausse de 58 000 habitants de plus d’ici 2035, il faudrait 3500 hectares en périphérie, l’équivalent de 5600 terrains de football. Bonjour les dégâts de l’étalement urbain, les coûts qui y sont rattachés sur votre compte de taxes et, évidemment, la hausse de la congestion autoroutière qui vient avec. (…)S’ils sont sérieux dans leur volonté de moderniser Québec, l’administration municipale, et dans une bien moindre mesure le RTC, devront finir par admettre une chose : la mobilité durable ne se limite pas aux autobus, fussent-ils hybrides. Il faut multiplier les modes de transport afin que chacun puisse les utiliser à sa guise. (…)On revient à ce qu’on disait : il faut rendre la mobilité durable attirante (sexy?). Le RTC le fait avec ses Métrobus et ses parcours Express, mais son plus beau succès à ce chapitre demeure le parcours 400, le long du boulevard Champlain, et ses stationnements incitatifs. C’est autant d’autos qui ne se sont pas dirigées vers le centre-ville. (…)

[ La suite. À lire : Mobilité durable : le citoyen d’abord. ]