Rivière Saint-Charles : Anciennement négligé, aujourd’hui demandé

Source : Raymond Poirier, VOIR (Québec), 19 août 2010.

La rivière Saint-Charles et ses berges, maintenant revitalisées, modifient petit à petit la vie de quartier et le type de logement aux alentours. Photo: Jérémie Renaud-Tremblay.(…) Depuis la revitalisation du secteur urbain de la rivière Saint-Charles, les gens y viennent. En grand nombre. Simplement besoin d’aller s’y promener par une belle journée pour le constater. Année après année, depuis les aménagements, les citoyens et citoyennes se réapproprient, peu à peu, leur rivière. Des chiffres? Difficile à dire. Les organismes responsables ne font la comptabilité qu’en un seul endroit: sur la passerelle qui enjambe la rivière Lairet, au coeur du parc Cartier-Brébeuf. Résultat? En quelque six mois, 500 000 passages individuels. « C’est clair que, dans le secteur, il y a plus d’intérêt visuellement, avec des espèces indigènes qui ont été réintégrées, ce qui a amené les animaux à fréquenter à nouveau les lieux, notamment les canards. Et les gens ont suivi aussi, bien entendu! » note le directeur des opérations de la Société de la rivière Saint-Charles, Gérome Deschamps. (…) « Dans les années 1990, ce quartier était en train de mourir, son attrait, avec la rivière bétonnée, était devenu négatif. Aujourd’hui, dès qu’on a un produit à cet endroit, les gens veulent y aller, parce que c’est abordable et parce qu’on y trouve une qualité de vie qu’on ne pouvait vendre à l’époque », explique Christiane St-Jean, directrice d’agence pour Re/Max Accès. (…)

[ La suite. À lire entre autres billets : En remontant la rivière. ]