Baltra…koi?

Baltrakon, fabrication de t-shirts à LimoilouC’est le genre de rencontre qui me plaît. Planifiée plus ou moins à la dernière minute et suivant quelques échanges de courriels, je me présente après ma journée de travail à une adresse inconnue. J’ouvre la porte de l’immeuble à logements et j’aperçois tout de suite l’affiche qui prévient celui qui descend dans l’atelier au sous-sol : BALTRAKON.Entre les machines d’impression, les boîtes de carton et les tonnes de t-shirts, Marc-André Roy est là, en pleine production. Comme si l’on poursuivait une conversation déjà entamée, on discute de tout et de rien. En fait, on discute surtout de Limoilou. Il est amoureux de son quartier, ça s’entend, ça émane! Le propriétaire de la jeune entreprise est un vrai de vrai Limoulois de souche : fier, engagé, allumé.BaltrakonJ’entre dans le vif du sujet. Baltrakon, c’est quoi? Une entreprise en plein essor, bientôt cinq ans de production depuis le premier t-shirt imprimé, des idées novatrices, un traitement unique, un idéal « underground commercial » si l’on veut, mais surtout beaucoup, beaucoup de passion!Marc-André fait partie de ces gens qui bouillonnent et pour qui, une idée à peine évoquée, une autre germe aussitôt. Il suffit de le suivre un peu sur sa page Facebook pour constater son originalité et sa créativité. C’est sans doute aussi suivant cette ligne de pensée qu’il avait souhaité organiser un regroupement d’artistes avant les fêtes dans un local à Limoilou. « L’atelier éphémère temporaire », c’était ça le concept. Le problème c’est que, comme plusieurs artistes, Marc-André ne roule pas sur l’or, et les locaux sont chers… Ce n’est que partie remise, promet-il.Quoi qu’il en soit, Baltrakon fera une vente spéciale dans son atelier juste avant les fêtes. « Un genre de boxing day avant le boxing day! », me confie l’entrepreneur avec un sourire en coin. Voici le mémo que j’ai reçu de sa part :

On doit tout liquider, à part l’équipement, les encres, les outils, les ordinateurs et les meubles! Ça sera une grande vente de fermeture (mais on ferme pas vraiment)! »

Des idées, il n’a pas fini d’en avoir, c’est évident.

Mon entreprise est à la croisée des chemins. Je fonce, ou je change de projet. »

Personnellement, à voir les piles de vêtements qui s’entassent partout, je crois qu’on n’a pas fini d’en entendre parler…Il n’y a rien à faire. Chaque fois que je crois être rassasiée de mon quartier, une autre trouvaille surgit! Baltrakon n’est qu’un exemple de cette vitalité qui habite les Limoulois. Baltrakon, c’est un nom à retenir, un t-shirt à offrir, tout simplement parce que ça vient de chez nous…