IGA Pierre Jobidon (2 et fin) : contraintes et défis d’un citoyen corporatif | 22 mai 2011 | Article par Jean Cazes

IGA Pierre Jobidon, 18 mai 2011.

IGA Pierre Jobidon (2 et fin) : contraintes et défis d’un citoyen corporatif

En 2005, Pierre Jobidon devient le troisième propriétaire de l’épicerie bien en vue sur la 4e Avenue, face à la place Sylvain-Lelièvre, dans le Vieux-Limoilou. Suite et fin du portrait du citoyen et de son entreprise.

« Une très petite surface à grand volume sur la 4e Avenue, c’est plus complexe à gérer qu’un gros supermarché en périphérie, loin des habitations » , souligne d’entrée de jeu le propriétaire de IGA Pierre Jobidon.

« Par exemple, ici on effectue en moyenne 15 000 transactions par semaine, un roulement considérable qui peut causer des inconvénients aux résidents des alentours, j’en conviens. Les camions dans les ruelles, ça fait du bruit, et il faut suivre les règlements municipaux, surtout pour les heures de livraison. […] Heureusement, le stationnement n’est pas un gros problème pour nous : ici, il y a bien une contrainte d’espace, mais nous sommes au cœur du quartier, il y a une bonne densité de population, les clients sont généralement à pied, et ils ont fait leur choix ! »

Dans un Vieux-Limoilou qui voit apparaître de plus en plus de « jeunes » boutiques spécialisées dans l’alimentation, Pierre Jobidon explique qu’il doit « se positionner » pour répondre aux goûts du jour des consommateurs, mais cela dans un souci d’interrelation avec les marchands locaux.

Le bio, par exemple, c’est dans l’air du temps. L’un de mes défis est d’offrir le maximum de variétés à mes clients. Nous aussi, on se spécialise, et on rajoute des services et produits. On agrandit de l’intérieur ! ».

Le commerçant en profite pour énumérer ses nombreux projets en cours ou à venir tels l’ajout d’un deuxième comptoir pour la poissonnerie et l’agrandissement de celui de la coupe de boucherie dont les heures de service viennent d’être augmentées.

« L’épicerie cherche à s’identifier à des produits québécois, comme les Patates de l’île d’Orléans. Et j’achète de plus en plus local, comme les bières de micro-brasserie. Le vrac aussi se vend bien, et j’ai un important fournisseur de la Beauce. »

En ce sens, le marchand rappelle ses nombreux contacts avec sa région natale où il possède justement un autre IGA, du côté de Saint-Joseph. Dans Limoilou, il souligne ses liens d’affaires avec ceux qu’il nomme ses « compétiteurs amis », des boutiques telles que Yannick Fromagerie qui occupent d’après lui des créneaux complémentaires du marché local de l’alimentation. Interrogé enfin sur le regroupement de marchands en gestation de la 3e Avenue, Pierre Jobidon se voit davantage dans un rôle de partenaire financier du projet :

« J’habite un quartier, et non une rue. Je suis plutôt hors zone de l’artère visée par le regroupement, mais il est souhaitable pour Limoilou que la 3e Avenue cherche à se développer, un peu comme l’avenue Maguire, en haute-ville. »

IGA Pierre Jobidon
825, 4e Avenue
418 648-2633

Partie 1 : « Être à l’écoute des besoins des résidents »