Café culturel Intercambio, un nouveau venu sur la 1re Avenue

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Les trois copropriétaires du Café culturel Intercambio: Daniel Sandoval, Jean-Christophe Niclaes et Sylvain Fortin. (Photo: courtoisie)
Le local jadis occupé par le Café Nagua, au 990 1re Avenue, connaîtra une nouvelle vie le 15 janvier 2015, alors que le Café culturel Intercambio ouvrira ses portes. Le concept, à saveur latine, propose la jonction d’un esprit communautaire au café classique, question de faire de l’endroit un lieu de rencontre, d’échange, pour l’apprentissage du français ou de l’espagnol. Tout a commencé alors qu’en parallèle de sa formation en administration et gestion des PME, Sylvain Fortin suivait des cours d’espagnol. Réalisant que la formation en classe n’était pas suffisante pour maîtriser la langue, il se met en quête de lieux où la pratique est possible, où il pourrait converser, soit entre apprenants, soit en compagnie d’hispanophones.

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En cherchant, je me suis vite rendu compte que de tels lieux n’existaient tout simplement pas, explique-t-il, alors que, pourtant, il y a 5000 personnes, au moins, qui prennent des classes d’espagnol dans la région… Et pour les hispanophones apprenant le français? Il n’y a pas d’endroit pour s’exercer à la conversation non plus. Il y a là un besoin.»

Résultat? Il développe son concept: le Café culturel Intercambio. À la base du projet, l’idée de rencontre entre cultures. «Intercambio, ça veut dire échange.» Le projet se construit. Sylvain Fortin s’adjoint un chef cuisinier, Jean-Christophe Niclaes, et un communicateur, Daniel Sandoval. Ce dernier sera responsable d’aller à la rencontre des communautés, des classes d’espagnol ou de francisation, pour les inviter à «investir» le lieu.

Au centre du café, on aura une grande table commune, d’une douzaine de places. Cette table, elle sera là pour la conversation, l’échange. Si tu t’y assois, c’est signe que tu es ouvert au dialogue, que tu veux échanger en espagnol ou en français», explique Sylvain Fortin.

Intercambio2Le reste du café? Ouvert à tous. Tout simplement. Avec, pour les enfants, un coin jeu. Avec mur-tableau, livres, jouets.Et côté bouffe et boissons? On parle ici d’un café-bistro. Avec un menu à la fois composé de classiques (sandwichs, paninis) et d’autres plats à l’esprit latin (burritos, quesadillas, tamales). «Sans oublier les nachos, qu’on offrira sur mesure alors que les clients pourront choisir ce qu’ils y placent», explique le copropriétaire. Le café? Torréfié en collaboration avec le Café Cambio, au Saguenay.Le tout dans un décor repensé, aux couleurs de l’Amérique latine, avec un comptoir aux accents de «Tiki Bar». Des soirées festives sont d’ailleurs prévues le soir, pour animer le lieu: musique, micros ouverts, et plus…

Aller à la rencontre des gens

Au départ, ils envisageaient deux secteurs pour leur projet: Sainte-Foy ou Limoilou. En plus du bassin estudiantin, ce sont les secteurs de Québec où se trouvent en plus grand nombre les communautés hispanophones.En cherchant, les trois associés tombent sur l’ancien local du Café Nagua. Le lieu est idéal: les travaux d’aménagement commencent. «Le lieu a été repensé et retapé à 100%», indique M. Fortin. Et il compte bien profiter de son concept pour amener les gens à découvrir ce coin, sous-exploité, de la 1re Avenue.

On veut approcher les gens avec une thématique culturelle, amener les gens vers nous, plutôt que de simplement attendre qu’ils découvrent le café. On a des gens à cibler, un effort marketing à faire, et ça va nous donner un avantage pour développer notre clientèle. Les réseaux sont déjà nombreux dans ces communautés; nous, on veut en devenir un point central.»

Question de s’assurer le soutien du milieu, Sylvain Fortin et ses associés ont choisi de compléter leur montage financier en sollicitant la population de la région, par une campagne de sociofinancement sur La Ruche, qu’il décrit comme une «deuxième étude de marché».

Il y avait un bel engouement face à notre projet. On a choisi de permettre aux gens de contribuer à sa mise en œuvre, de faire que ce café, ce soit un projet de cœur pour eux aussi», indique le copropriétaire.

L’ouverture est prévue pour le 15 janvier avec, la veille, une soirée spéciale pour les contributeurs à la campagne de sociofinancement qui, elle, est active jusqu’au 13 janvier. Pour plus d’information, on peut consulter le profil du projet sur le site de La Ruche.