Élections scolaires district 9: portrait de Michel Bernier

Dans le cadre des élections scolaires qui auront lieu le 2 novembre prochain, Monlimoilou.com a fait parvenir un questionnaire à tous les candidats se présentant dans les deux districts de Limoilou. Voici les réponses de Michel Bernier (équipe Manon Robitaille), candidat dans le district 9 (Maizerets/Lairet).

Pourquoi vous présentez-vous comme candidat aux élections scolaires?

SAMSUNG CAMERA PICTURESParce que je veux continuer à représenter les électeurs de Limoilou dans la gestion des ressources consacrées à l’éducation de nos jeunes. Dans ce domaine, les enjeux sont réels: il faut s’assurer du maintien, voire de l’amélioration des services dans nos écoles alors qu’une grande pression démographique s’exerce au nord de la région. À mes yeux, cela n’est possible qu’en choisissant de voter pour des commissaires qui se présentent au sein d’une équipe présente partout sur le territoire comme celle de Manon Robitaille.

Les élections scolaires sont remises en question par de nombreuses personnes et le ministre Yves Bolduc a lui-même dit qu’il s’agissait d’une forme de test. Pourquoi les élections scolaires sont-elles utiles?

La commission scolaire représente le lieu où il est possible de veiller à une répartition optimale des ressources dévolues à l’éducation dans la région. L’éducation forme les citoyens de demain et on ne peut confier sa gestion à une instance qui la traiterait comme un dossier parmi d’autres. Mal connues de la population, les fonctions et responsabilités assumées par les commissions scolaires sont nombreuses. Pensons seulement à l’organisation des services éducatifs et particuliers, la gestion des immeubles et des équipements, au service de la paye, au transport scolaire, à la formation continue du personnel, au déploiement des technologies et bien d’autres. Ces responsabilités ne peuvent être laissées aux écoles. Elles ne le souhaitent pas. Elles se concentrent à leur mission première: s’occuper de nos jeunes. Ce sont les commissions scolaires qui ont la responsabilité de distribuer équitablement les ressources, de coordonner l’organisation des services et d’en assurer la qualité.

La Commission scolaire a fait face à d’importantes compressions budgétaires dans les dernières années et a dû présenter des budgets déficitaires. Selon vous, est-il encore possible de couper sans comprimer les services aux élèves?

Pour y répondre, il faut dépasser les intérêts politiques et s’approprier, un tant soit peu, le budget d’une commission scolaire. Il est important de comprendre que, dans le cas de la Commission scolaire de la Capitale par exemple, 93% du budget est consacré à quatre catégories de dépenses. Il s’agit de l’enseignement et de la formation, du soutien à l’enseignement et de la formation, des services d’appoint que représentent le transport scolaire et les services de garde, ainsi que les activités relatives aux biens meubles et des immeubles. Réduire ces dépenses signifie nécessairement affecter directement les services aux élèves. À la hauteur des coupures exigées par le ministère de l’Éducation, force est d’admettre que les services aux élèves se retrouveront nécessairement affectés.

Les élections scolaires servent à élire des dirigeants et des administrateurs, mais aussi des personnes qui ont des valeurs précises. Quelles sont les valeurs et le projet éducatif que vous préconisez pour la Commission scolaire de la Capitale?

En me portant candidat, je m’engage à faire en sorte que l’école publique représente le premier choix des parents et des élèves en favorisant la réussite éducative de tous et en assurant la diversité et la qualité des services éducatifs. Je m’engage aussi à m’assurer que les décisions soient prises dans le meilleur intérêt des élèves et qu’elles soient centrées sur les besoins du milieu afin de favoriser la réussite éducative de chacun. Finalement, je m’engage à valoriser le partenariat école-famille-communauté dans la gestion des écoles.

Pouvez-vous nous résumer votre opinion du système d’éducation public au Québec et, plus précisément, des écoles publiques de Limoilou?

Je crois que les écoles publiques de Limoilou offrent des milieux de vie stimulants à nos jeunes. Ces écoles sont remplies d’individus passionnés qui donnent leur temps et leurs énergies pour la réussite scolaire de nos jeunes. Je crois que ces écoles offrent une richesse particulière à nos jeunes, en raison de la mixité du tissu social de Limoilou. Je crois aussi que l’implication des parents y est exemplaire. Bref, même s’il y a toujours des éléments à améliorer, les écoles publiques de Limoilou représentent autant de milieux de vie à protéger.

Comment la Commission scolaire peut-elle jouer un rôle plus grand pour l’amélioration de la sécurité routière autour des écoles et pour favoriser le transport actif (lien avec l’activité suivante à l’école Dominique-Savio)?

La Commission scolaire est un partenaire important de la Ville de Québec et des autres partenaires de la sécurité routière autour des écoles. Elle est la mieux placée pour se faire le porteur des besoins et pour en arriver à des solutions novatrices comme les dos d’ânes qui ont été installés autour de l’école Saint-Paul-Apôtre.