Élections scolaires district 9: portrait de Roger Drolet

Dans le cadre des élections scolaires qui auront lieu le 2 novembre prochain, Monlimoilou.com a fait parvenir un questionnaire à tous les candidats se présentant dans les deux districts de Limoilou. Voici les réponses de Roger Drolet, candidat dans le district 9 (Maizerets/Lairet).

Pourquoi vous présentez-vous comme candidat aux élections scolaires?

Photo officielle - Roger T. Drolet 464 (21)J’ai passé une bonne partie de ma vie professionnelle dans les médias, à la radio privée notamment (CFLS, CHOI…), et j’ai compris que la diffusion de l’information est cruciale dans l’évolution de la démocratie. Cela est aussi vrai dans le monde scolaire et je considère comme primordial que les enjeux de l’école publique d’aujourd’hui soient bien expliqués et compris de ceux qui en sont partie prenante: les parents, les enseignants, les gestionnaires, le gouvernement et tous les autres qui ont des responsabilités dans ce microcosme social, car c’est là que les jeunes apprennent, en bonne partie, le métier de la vie. Je suis père et grand-père et je souhaite apporter ma contribution avec enthousiasme à l’avenir de l’école publique.

Les élections scolaires sont remises en question par de nombreuses personnes et le ministre Yves Bolduc a lui-même dit qu’il s’agissait d’une forme de test. Pourquoi les élections scolaires sont-elles utiles?

Le rôle des commissions scolaires est d’assurer l’accès à l’éducation pour tous. L’élection des commissaires est le seul moyen qu’ont les citoyens (qui paient des taxes scolaires) de choisir des représentants compétents qui auront à approuver les choix proposés par les gestionnaires et le gouvernement. Abolir les commissions scolaires serait un important recul dans le processus démocratique. Le taux de participation a été faible dans le passé, mais ce n’est pas une bonne raison pour jeter le bébé avec l’eau du bain.

La Commission scolaire a fait face à d’importantes compressions budgétaires dans les dernières années et a dû présenter des budgets déficitaires. Selon vous, est-il encore possible de couper sans comprimer les services aux élèves?

Les compressions sont imposées par le gouvernement. Il est essentiel de maintenir un niveau de services aux élèves nécessaire à la réussite scolaire. Si les électeurs exigent que l’État accorde un financement adéquat à la Commission scolaire de la Capitale comme aux autres du territoire, les élus provinciaux devront les écouter. Sinon ils perdront leurs sièges et, malheureusement, on verra une dégradation de la qualité de la formation.

Les élections scolaires servent à élire des dirigeants et des administrateurs, mais aussi des personnes qui ont des valeurs précises. Quelles sont les valeurs et le projet éducatif que vous préconisez pour la Commission scolaire de la Capitale?

La grande compétence des enseignants, la rigueur absolue et la transparence de l’administration, l’amélioration de la relation entre les parents et les formateurs sont des enjeux à prioriser. Dans les classes, il est nécessaire de valoriser les apprenants en leur permettant d’accroître leur créativité et leur sens civique.

Pouvez-vous nous résumer votre opinion du système d’éducation public au Québec et, plus précisément, des écoles publiques de Limoilou?

J’ai étudié dans le secteur public jusqu’à l’université, où j’ai obtenu un diplôme de maîtrise en sciences sociales, et ce, même si mes parents ne pouvaient pas financer mes études. Avec un bon encadrement et de bons programmes, je crois que nos enfants et nos petits-enfants peuvent réussir aussi bien ou même mieux que ceux de l’ensemble du Québec. Les commissaires élus sont les chiens de garde de ce système public qui donne accès au savoir à tous.

Comment la Commission scolaire peut-elle jouer un rôle plus grand pour l’amélioration de la sécurité routière autour des écoles et pour favoriser le transport actif (lien avec l’activité suivante à l’école Dominique-Savio)?

Il faut travailler de concert avec les intervenants concernés: Ville, police, sécurité publique et autres, et éviter les interventions en silo qui sont parfois contreproductives. Par ailleurs, j’ai été agréablement surpris de voir avec quelle créativité les élèves de 6e année de l’école Dominique-Savio ont imaginé une rue où tous peuvent prendre leur place de façon sécuritaire. Ils ont certainement été très bien guidés pour arriver à un tel résultat. Il y a maintenant plein d’autres initiatives du genre qui s’adressent aux jeunes du primaire et du secondaire comme les crédits carbone éducatifs (CCE) de la Bourse scol’ERE qu’il faut mettre sur pied dans un maximum d’écoles!