Élections 2015 : Rencontre avec Doni Berberi (BQ)

doni-berberi-bq2En route vers le scrutin fédéral du 19 octobre prochain, Monlimoilou.com va à la rencontre des candidats de la circonscription Beauport-Limoilou, question de mieux connaître leurs engagements et leurs réflexions sur des dossiers incontournables. Aujourd’hui : Doni Berberi, candidat pour le Bloc québécois.

C’est en 1998 qu’il est arrivé à Québec, la province et la ville, avec sa famille. Il s’engage dans sa nouvelle communauté.

Québec, c’est ma ville, c’est celle que j’ai choisie pour y installer ma famille, et que j’ai choisie afin d’y investir », explique Doni Berberi.

Au fil de son parcours, il demeure « près des gens », à leur service. D’abord lorsqu’il travaille comme interprète à Immigration Canada, puis lorsqu’il se lance dans l’industrie de la restauration, avec un premier commerce dans le secteur de Beauport.C’est une question de valeurs qui l’amène vers le Bloc québécois – valeurs humaines tant que désir d’un pays. « Pour moi, c’est très important d’avoir une famille et, pour moi, le Bloc, c’est comme une famille. » Impliqué au fil des dernières campagnes auprès du Bloc québécois, il décide en 2015 de faire le grand saut. « C’était vraiment le temps pour moi », indique-t-il.Parmi ses engagements, celui de verser le tiers de son salaire directement aux organismes de la circonscription.

Personnellement, je n’ai pas besoin de l’entièreté du salaire de député pour vivre. Puisqu’il s’agit de fonds publics payés par les taxes et les impôts des citoyens, je trouve normal de le réinvestir directement dans ma communauté. »

Pouvez-vous nous présenter ce qu’est, pour vous, Beauport-Limoilou ?

C’est ma demeure à moi, là où vivent mes enfants, là où j’ai trouvé ma femme. Limoilou, c’est des jeunes familles, qui y vivent, qui y travaillent, qui veulent être écoutées. Et c’est ça que je veux faire : écouter les gens, et me tenir debout pour eux. »

Quels sont vos lieux « coup de cœur » du quartier, ceux que vous aimez fréquenter ?

J’ai eu la chance de visiter la Plaza Limoilou : je trouve que c’est une très belle initiative du milieu avec l’aide de la Ville. Il y a aussi le quartier Saint-Pie-X. J’aime ça, car il y a beaucoup de gens qui viennent de différentes cultures, issues de l’immigration, comme moi. J’aime cette couleur de nationalités. »

Quel bilan faites-vous du travail du député Raymond Côté, lors du dernier mandat ?

Les gens de Beauport-Limoilou, je trouve qu’ils ont besoin de quelqu’un qui se tient debout. Pour le député sortant, on ne peut pas le dire. Malheureusement, le bilan du NPD, dans toute la région de Québec, c’est minuscule ou rien du tout. »

Quel est, selon vous, le dossier prioritaire pour la circonscription Beauport-Limoilou ?

Clairement, c’est le dossier du Port de Québec. »

Pouvez-vous nous détailler d’autres de vos priorités ou engagements ?

  • Bonifier l’aide à l’organisation communautaire, tout particulièrement quant au financement des groupes liés à l’itinérance avec la Stratégie de partenariat de lutte contre l’itinérance.
  • Favoriser la réunification des familles immigrantes.

Le Port de Québec, des lois à modifier

Le candidat du Bloc québécois l’a dit : la question du Port de Québec, c’est, pour lui, le dossier prioritaire dans la circonscription.

Le Port doit respecter les lois québécoises. On ne peut pas tolérer qu’il continue de jeter des poussières sur les habitants de Limoilou. Il faut modifier la loi fédérale pour obliger le Port à mettre sous couverture ses activités de transbordement : c’est la seule façon d’arrêter les épisodes de poussières de métaux », explique Doni Berberi.

Pourtant, plusieurs disent que le dossier est réglé ? « Ça dépend de ce que vous voulez dire par réglé », répond-il, rappelant que tant que les activités ne s’effectuent pas sous couvert, il y a toujours risque, justement, d’épisodes de poussières.

Au Bloc québécois, nous, on veut faire un pays. Le Port de Québec appartient à la population de Québec. Si on avait un pays, on aurait pas à parler de lois fédérales. »

Quant à l’agrandissement projeté pour le Port de Québec, il juge celui-ci « très important », mais rappelle du même souffle qu’il s’impose de conserver un accès au fleuve pour la population, notamment par la Baie de Beauport.

Questions thématiques

doni-berberi-bqLe candidat a ensuite été invité à se prononcer sur différentes thématiques, afin de rappeler ses préoccupations ou celles de son parti.Sur les dossiers liés à la famille, il parle de l’importance de bonifier l’accès au logement pour les moins nantis et d’appuyer également les mesures favorisant la venue de jeunes familles dans le secteur. En culture et loisirs, il importe, selon lui, de continuer d’appuyer et de développer les centres communautaires du quartier.

On veut donner une qualité de vie aux gens », souligne-t-il.

Les enjeux liés à l’environnement ? Outre le dossier du Port de Québec, il rappelle la position de son parti, opposé à la venue de pipelines pétroliers en territoire québécois, et souhaite que plus soit fait au profit de l’électrification des transports. Enfin, il s’inquiète du transport ferroviaire qui traverse plusieurs zones résidentielles du quartier. « Il faut augmenter le nombre d’inspections, et hausser les normes de sécurité. »En économie?

Il faut continuer de revitaliser l’axe D’Estimauville afin d’assurer l’émergence d’une réelle activité commerciale dans le secteur. Il faut aussi augmenter le financement en infrastructure et, sur ce point, le Québec doit avoir sa part. »

Questionnements citoyens

Le candidat bloquiste a ensuite été questionné sur différents dossiers ou enjeux à caractère local, choisis à la lumière des préoccupations énoncées par les lecteurs et lectrices de Monlimoilou.com. Voici les réponses de Doni Berberi sur les éléments qui n’avaient pas été abordés aux points précédents :

  • Accès au fleuve : « Le fleuve appartient au Québec. Il faut être très vigilant sur le dossier du Port de Québec, afin que l’accès au fleuve soit maintenu à la Baie de Beauport. »
  • Parc Cartier-Bréboeuf : « C’est vraiment là que commence l’aventure française en Amérique, mais aujourd’hui, c’est oublié. Je veux m’associer aux gens du milieu pour réfléchir à l’avenir de ce parc. »
  • Circulation piétonne ou à vélo : « Je suis prêt à aider et appuyer tout projet qui permettrait d’améliorer les transports actifs dans la région. »
  • Participation fédérale aux grands dossiers d’urbanisme : « Le fédéral doit faire sa part. »

Et le mot de la fin ?

Albanais d’origine, j’ai vécu l’absence de démocratie pendant certaines périodes de troubles qui ont secoué mon pays natal. Je sais à quel point la démocratie est précieuse, et j’invite les gens à voter massivement le 19 octobre pour un député qui va les représenter, qui va se tenir debout pour eux et pour la région. Le Bloc québécois a toujours bien servi les intérêts des Québécois et Québécoises, et va continuer de le faire. »