Un mariage dans les ruelles du Vieux-Limoilou | 28 août 2015 | Article par Jessica Lebbe

La ruelle appartient à tous ceux qui ont pignon sur elle. Ici, l’accès du Triplex Suspendu a permis aux mariés d’organiser la cérémonie du mariage.

Crédit photo: Courtoisie

Un mariage dans les ruelles du Vieux-Limoilou

Simon Fontaine et Claudia De Bellefeuille se sont dits « oui » pour la vie dans les ruelles de Limoilou le 11 juillet dernier. La réception a ensuite eu lieu au Triplex Suspendu. Pourtant résidents de Beauport, les futurs époux avaient à cœur de s’unir dans le quartier d’enfance du marié.

Limoilou, des souvenirs d’enfance au mariage

Si l’attachement de Simon aux ruelles remonte à sa jeunesse, Claudia n’a pas manqué de se laisser charmer, à son tour, bien plus tard :

Mon chum a grandi sur la 13e Rue et il me racontait toujours qu’il jouait dans les ruelles. On aurait aimé ça trouver une maison ou un triplex dans Limoilou pour que nos enfants connaissent ça aussi. On trouvait donc que c’était un beau lieu, à la fois intime et authentique pour notre mariage », raconte Claudia.

Le couple était à la recherche d’un endroit « qui leur ressemblait » depuis 2007, moment où Simon a demandé la main de Claudia :

Ça faisait longtemps qu’on cherchait un restaurant assez grand à Limoilou avec un budget accessible. Alors quand on a essayé Le Triplex Suspendu à l’été 2014, on a tout de suite eu le coup de cœur pour l’énergie et l’enthousiasme de l’équipe pour faire le souper du mariage là-bas. Comme la ruelle appartient à tous ceux qui ont pignon sur elle, de là, on a eu l’idée de faire la cérémonie dans la cours arrière du restaurant », se souvient Simon.

Une cérémonie semi-publique

La ruelle derrière Le Triplex Suspendu s’est donc transformée en lieu de célébration pour l’occasion. Pas moins de 90 invités ont pris place pour seulement une trentaine de minutes afin de ne pas déranger trop longtemps le voisinage, qui a quand même eu un œil curieux depuis les balcons. Lorsqu’on demande aux mariés si cette curiosité les a dérangés une seule seconde, ils répondent catégoriquement :

Non pas du tout ! Au contraire, on trouvait ça super qu’il y ait des gens qui nous regardent d’en haut, d’autres qui s’arrêtent pour nous regarder lors de leur passage. C’était super beau ! », soutient Claudia.Comme nous le disait Jean-Laurence Seaborn, propriétaire du Triplex Suspendu : la ruelle, c’est à tout le monde ! Alors notre mariage a été semi-public. Les gens ont été super fins quoiqu’il en soit », mentionne Simon avec le sourire.

Réception privée au Triplex Suspendu

Le Triplex Suspendu, privatisé pour l’occasion, a ensuite accueilli 70 personnes lors de la réception. Une première pour le restaurant limoulois qui n’avait pourtant aucune expérience dans l’organisation de soupers de mariage :

L’élaboration du menu a été une fusion des idées créatives de la cheffe Mariana Alfaro ainsi que des désirs et des préférences des mariés. Les invités avaient le choix sur ce qu’ils voulaient manger le soir-même de l’événement : le tartare de saumon, l’hamburger de bison, déjà habituellement offert dans le menu ou la trilogie de tacos, le tout servi avec des frites maison. Ça a d’ailleurs été ça la contrainte la plus difficile pour nous de cuisiner autant de plats principaux différents le soir-même. Finalement, ça a très bien été » témoigne Geneviève Faucher, gérante-serveuse et interlocutrice privilégiée de Simon et Claudia au Triplex Suspendu.

Les époux ont cependant laissé carte blanche au restaurant sur la présentation des plats et des bouchées.

D’autres mariages dans les ruelles ?

À l’heure où nous écrivons ces lignes, le Triplex Suspendu a fermé ses portes depuis moins de trois semaines. Satisfaite de son expérience, Geneviève Faucher affirme que le mariage dans les ruelles et la réception « demeurent l’un de (leurs) coups de cœur de l’été ! » et qu’elle pourrait bien réitérer l’aventure : « Leur mariage a été une occasion d’apprentissage pour moi en organisation d’événements. Qui sait ce que l’avenir me réserve… »Pour Simon et Claudia, leur union est allé « au-delà de (leurs) espérances ». Avec une seule photo publiée sur la page Facebook du restaurant et relayée ensuite par MonLimoilou.com, les nouveaux époux ont reçu bon nombre de vœux de gens qui ne les connaissaient pas, mais qui trouvaient l’idée du mariage dans les ruelles originale et intéressante. En ont-ils inspiré d’autres ?

J’ai l’impression qu’on a donné une autre vision du mariage, surtout aux couples plus jeunes, en montrant que ça n’a pas besoin d’être grandiloquent. Ça peut être très simple et avec un budget très accessible. L’important c’est que ça ressemble au couple », conclut Simon, appuyé par sa femme Claudia.