Une campagne de sociofinancement pour sauver le Grand bazar des ruelles

15 juin 2013Alors que Le Grand bazar des ruelles atteignait un achalandage et un nombre de tables inscrites record en 2015, une campagne de sociofinancement a été lancée, ce lundi, pour la survie de l’édition 2016, qui devrait se tenir le 11 juin prochain.

Après avoir soutenu financièrement à 50 % le Grand bazar des ruelles depuis son démarrage en 2008, le conseil de quartier du Vieux-Limoilou remet en cause sa participation depuis 2014 :

L’objectif du conseil de quartier, selon nos règles financières, c’est de soutenir un projet dans ses premières éditions pour le propulser. Après huit ans, on considère que le Grand bazar peut voler de ses propres ailes en étant toutefois confié à un autre organisme local. Nous continuerons tout de même à le soutenir en apportant notre aide à l’animation urbaine, par exemple. », justifie la présidente Maxine Dandois-Fafard.

De son côté, la SDC 3e Avenue, coorganisatrice du marché aux puces citoyen en 2015, « n’a pas tenu compte d’une prise en charge complète de l’événement dans son budget annuel 2016, déjà bouclé depuis septembre dernier », indique le directeur général Sébastien Chamberland.Selon Érick Rivard, fondateur du Grand bazar des ruelles, aujourd’hui détaché de l’organisation, le fait que le marché citoyen demande un tel budget est totalement justifié :

Une fête populaire a besoin de beaucoup de bénévoles impliqués dans l’organisation ou alors d’un organisme solide, qui prend tout en main pour l’organiser. Cette dernière solution nécessite forcément du budget. La ville de Québec pourrait aussi y voir le reflet d’un dynamisme puissant des quartiers centraux et collaborer à financer le Grand Bazar. Il ne faut pas toujours chercher à subventionner les événements à grand déploiement ou purement touristiques, car le tourisme, même dans sa propre ville, c’est très payant », affirme-t-il à MonLimoilou.

Limoilou en vrac devient l’organisateur officiel

grand-bazar-ruelles-la-rucheFace à ce remaniement financier, ce sont finalement Les Productions Limoilou en vrac qui reprennent l’organisation complète du Grand bazar des ruelles nécessitant un budget d’environ 9000 $. L’organisme à but non lucratif ayant déjà atteint sa limite de subventions municipales (10 000 $ par an), il décide de lancer une campagne de sociofinancement sur La Ruche Québec pour récolter les 4000 $ indispensables à la tenue de l’événement.Les internautes peuvent donc y faire un don du montant de leur choix en échange d’une récompense, comme un sac réutilisable et des macarons à partir de 20 $. Les 50 tables en réservation sur la 12e Rue, artère principale du marché, sont également déjà en prévente au coût de 30 $  (au lieu de 35 $). Limoilou en vrac compte en mettre au total 150 à disposition. Pour les visiteurs, bon nombre de formules incluant repas et consommations lors de l’événement égaieront les estomacs. Le don le plus élevé à 250 $ s’adresse quant à lui aux commanditaires.grand-bazar-ruelles-2015-credits-sdc-3e-avenuePour Jean-François Girard, coordonnateur de production à Limoilou en vrac, les 4000 $ récoltés d’ici avril, si la campagne atteint son objectif, serviront à l’administration du Grand bazar, à l’animation des ruelles ainsi qu’à un chargé de projet, recruté chaque année spécialement pour le marché aux puces :

On croit beaucoup au potentiel de cette activité rassembleuse pour le quartier. Elle a toujours lieu en l’honneur de la fête des voisins et marque le début de l’été. C’est un événement phare qu’il faut perpétuer à Limoilou », soutient-il.

Les internautes ont jusqu’à la fin avril pour soutenir la campagne de sociofinancement « Le Grand bazar des ruelles 2016 » sur La Ruche.