La Belle | 4 juin 2017 | Article par André Lévesque

Intersection de la 2e Avenue et de la 10e Rue en 1963. (Photo : Archives de la Ville de Québec)

La Belle

On n’y allait pas souvent, car il n’y avait pas de commerces, du moins entre la 11e Rue et le boulevard Benoît-XV. De toute façon, on trouvait de tout sur la 4e Avenue ou sur la 3e Avenue.

Elle était la plus belle du quartier avec ses maisons de brique à trois étages et ses nombreux arbres. Elle respirait le calme. Une oasis. Avec sa végétation, on aurait dit qu’elle était le poumon de Limoilou.

Sur mon avenue, la 4e, c’était du béton. On avait enlevé l’étroite bande de gazon entre le trottoir et la rue à la fin des années 1950. Les arbres avaient disparu.  Et puis il y avait beaucoup de circulation, des autobus, des camions… Ça empestait souvent le gaz. Mais pas chez elle.

Elle, la 2e Avenue, plus coquette que les autres artères. Elle, la Belle.