Usine AIM : des citoyens de Maizerets insatisfaits de l’intervention de la Ville

Usine  AIM, boulevard Montmorency
L’usine de recyclage de métal AIM, boulevard Montmorency. Vue partielle. 29 novembre 2016.

Excédés par la pollution générée par les activités de la compagnie American & Iron Metal (AIM), des résidents de Maizerets réclament une intervention plus efficace de l’administration municipale.

Par voie de communiqué, le conseil de quartier de Maizerets dénonce la poussière et le bruit « excessifs » émanant de AIM, qui opère son usine de recyclage de métaux en bordure d’un secteur résidentiel. Dans son rapport rendu public le 13 décembre dernier, le conseil fait état de multiples nuisances telles que « pluie de métal, bruit constant, nuages de poussière au-dessus des maisons et des terrains, air irrespirable », selon les témoignages recueillis auprès de quelque 175 foyers.Conséquences : ils sont plusieurs à évoquer stress, inconfort, perte de qualité de vie et crainte d’une diminution de la valeur marchande de leur propriété. Certains avouent même avoir songé à déménager en raison de ce problème de santé publique qui persisterait depuis 13 ans.

Appels à l’action

Conseil de quartierMaizerets - Consultation publiqueCes plaintes ne sont d’ailleurs pas nouvelles, rappelle le conseil de quartier qui, le 29 novembre dernier, tenait une rencontre d’information en vue d’acquérir une meilleure représentation auprès de la Ville de Québec dans ce dossier. Au cours des dernières années, des résidents auraient approché et l’entreprise et l’administration municipale afin de trouver des solutions pour atténuer les irritants causés par la pollution de l’usine. Avec, comme résultat, des promesses de changements non tenues par la première et des actions insuffisantes de la deuxième, déplore l’organisme citoyen.Aussi insiste-t-on :

Le conseil de quartier demande à la Ville de prendre rapidement des actions efficaces, car les solutions mises en place jusqu’à présent ne nous conviennent pas », argue l’un de ses administrateurs, Marcel Poiré. Pour les citoyens incommodés, si « la Ville a accepté l’installation d’une telle usine dans le secteur, elle a donc la responsabilité de mettre en place des solutions convenables pour les résidents. L’entreprise a aussi le devoir d’agir en citoyen corporatif responsable et de reconnaître qu’elle n’a pas le droit de polluer ni de créer des nuisances. »

L’apport de la Ville

En entrevue au Soleil, les conseillères municipales Suzanne Verreault et Geneviève Hamelin répliquent que depuis 2010, elles s’activent dans ce dossier et continuent de le faire.

Je comprends la frustration de ces citoyens. Je ne veux pas nier leur préoccupation, mais je déplore qu’on ne reconnaisse pas l’apport de la Ville », a regretté Suzanne Verreault.

Les conseillères ajoutent que 250 arbres seront plantés en 2017 le long des installations d’AIM pour réduire le bruit et les poussières. Elles rappellent enfin que 24 millions $ ont été investis ces dernières années pour améliorer les accès, réduire le camionnage et verdir ce secteur industriel de la Canardière.Ce dossier est appelé à évoluer alors qu’un comité composé de citoyens, de représentants d’AIM et de la Ville devrait amorcer sous peu ses activités pour en arriver à des solutions satisfaisantes.