Chantier : la Caserne 5 (1)

Caserne 5
Chantier de la Caserne 5, préparation des espaces communs, à l’entrée. 10 mai 2017.

Notre visite du chantier de la Caserne 5, mercredi dernier, avec le directeur du gestionnaire Méribec aura été l’occasion de faire le point sur ce projet d’espaces de travail de type administratif locatif qui accueillera ses premiers clients en juillet.

L’ex-caserne de pompiers de la 5e Rue, reconvertie en salle de spectacle en 1992 avant d’être désertée en 2004, est le siège, depuis un mois, d’importants travaux de restauration et de réaménagement visant à lui redonner une troisième vie.L’an dernier, Méribec inc. avait acquis l’immeuble centenaire en vue de sa transformation en espaces de travail, projet approuvé par la Ville en décembre dernier. Le directeur général, Sylvain St-Jean, nous en fait découvrir l’intérieur, en pleine métamorphose afin d’y permettre l’installation future de petites entreprises en démarrage, un peu en continuité des Cubes Dorchester et Saint-Joseph.

Mise en valeur du cachet historique

Caserne 5« Construire un bâtiment neuf, c’est d’une certaine manière plus facile que de rénover un immeuble ancien », exprime d’entrée de jeu Sylvain St-Jean. Il notera de multiples défis que doit relever Méribec comme maître-d’oeuvre de la transformation, un chantier qui n’autorise ni « démolition ni agrandissement » et réalisé à partir des plans des architectes de PARKA.

Pour la déco à venir, on doit s’ajuster au fur et à mesure, au fil de nos découvertes. Si nos autres Cubes ont un look plus moderne avec leurs couleurs lumineuses, ici, il y a une recherche pour mettre en valeur le cachet historique et la première vocation de l’ex-caserne, et ça se fait au fur et à mesure… »

Découverte des lieux

Notre visite débutera par le dernier des trois étages, le plus avancé dans la rénovation, avant de se conclure à l’extérieur.

Le grenier : siège social des Mauvais garçons

Caserne 5Le dernier étage sera transformé en bureaux pour une seule entreprise, Les Mauvais garçons, une agence de communication et client de longue date de Méribec.« C’est pourtant ici qu’on entreposait le foin pour les chevaux des pompiers ! » lance sur un ton amusé Sylvain St-Jean.Caserne 5

Là, on voit l’ancien puits de séchage des boyaux d’arrosage. On met aussi en valeur une partie des murs de brique, et on récupère les planchers d’origine. […] Il fallait décontaminer l’immeuble, le rendre résistant au feu, et ajouter à cet étage une sortie d’urgence, à l’arrière. […] Les fenêtres sont d’origine et restaurées, un travail d’artiste ! » fait aussi remarquer le directeur.

Deuxième étage : les locaux des entreprises en démarrage

Caserne 5« Nous sommes cette fois dans la partie « cube » proprement dite », poursuit Sylvain St-Jean.

La surface sera divisée en une dizaine de petits bureaux pour les entreprises, qui devront peut-être ajuster leurs espaces de travail durant leur croissance. Il y aura de la place pour une cinquantaine de personnes qui auront un accès direct à la future terrasse au-dessus de la sortie d’urgence. »

L’entrée : les espaces communs

Caserne 5Signe des temps, « les jeunes entreprises veulent maintenant un espace agréable où évoluer, faire du réseautage, dans des disciplines comme l’environnement, la construction, les communications… », fait remarquer Sylvain St-Jean tout en évoquant avec discrétion les types d’entreprises qui seront locataires à la Caserne 5, mais qu’il ne peut nommer pour l’instant.C’est donc à l’entrée qu’on retrouvera les fameux « espaces de vie partagés » : salle de conférence, douches, café, cuisine, salon…

En aménageant ces lieux communs, on vise à recréer une atmosphère chaleureuse afin que les travailleurs sortent aussi de leur bureau pour venir par exemple s’installer dans les fauteuils, portable en main, tout en échangeant avec leurs confrères. »

Ouverture progressive en juillet

Rendu facade caserneImmeuble mythique du Vieux-Limoilou, l’ancienne caserne sera embellie en continuité de la trame urbaine de la 5e Rue, insiste Sylvain St-Jean. « Il n’y aura pas de tape-à-l’oeil ! » promettra-t-il en conclusion de la visite.

Par exemple, on refait les joints de briques de la façade, même si la Ville ne l’a pas demandé. C’est plus que du nettoyage ! En retrait du trottoir, nous projetons l’installation d’une petite clôture amovible à la limouloise, d’une mini-terrasse, et l’ajout de plantes. Les portes centrales seront éventuellement ouvertes pour accueillir un vernissage, un point de presse, etc. »

Sylvain St-Jean confirme que Les Mauvais garçons et les premiers clients du deuxième occuperont leurs nouveaux locaux dès juillet. D’ici là, l’identité de ces entreprises sera dévoilée, de même que le rendu définitif de l’aménagement intérieur des espaces communs, alors en voie d’achèvement.

Puis en septembre, nous ferons le lancement officiel. Nous sommes d’ailleurs à la recherche d’anciens pompiers pour souligner l’événement », conclut le directeur de Méribec.