Comité de vigilance des activités portuaires : bilan d’une quatrième année d’activité | 19 juillet 2017 | Article par Raymond Poirier

Comité de vigilance des activités portuaires : bilan d’une quatrième année d’activité

Récemment, le Comité de vigilance des activités portuaires dressait le bilan de sa quatrième année d’activité. Douze mois chargés au fil desquels les questionnements et préoccupations face à Beauport 2020 ont pris l’avant-scène, cela, alors que certaines données qui permettraient de faciliter l’action du regroupement continuent à manquer.

On ne parvient pas à mesurer correctement les impacts des mesures de mitigation qui ont été mises en place ces dernières années, car nous n’avons pas accès aux données récentes – il faut dire qu’on est toujours, concernant le Port de Québec, dans un dossier lié à des considérations juridiques », déplore la présidente du Comité de vigilance des activités portuaires (CVAP), la conseillère du district Vieux-Limoilou Suzanne Verreault.

Des réponses par le biais de l’étude de la Santé publique

À sa façon, l’étude « Limoilou, mon environnement, ma santé », menée par la Direction de la santé publique à la demande de la Ville de Québec, viendra – en partie – répondre à ce manque, et permettra de mieux qualifier et comprendre les dynamiques liées à la qualité de l’air dans le quartier, autant que la responsabilité des installations portuaires face à celle-ci.

Cette étude, c’est la Ville qui l’a commandée, devant l’incapacité qu’on avait à savoir ce qui nous tombait sur la tête, afin de répondre aux préoccupations et aux inquiétudes de la population. Le rapport qui nous sera donné nous permettra de savoir ce qui se passe et, en fonction des résultats, d’identifier sources et solutions », poursuit Mme Verreault.

L’analyse – réalisée de façon neutre – permettra ainsi, d’ici deux ans, d’obtenir ce nécessaire bilan. Un long délai pour les populations concernées ? « Il faut prendre le temps de bien faire les choses », répond la conseillère municipale.

Et puis, si on recule de quatre ans, il s’est déjà fait beaucoup de choses qui, auparavant, n’auraient pas pu être réalisées. C’est un peu comme si on avait ouvert une porte, et réussi à mettre le pied dedans pour éviter qu’elle ne se referme.

Elle souligne d’ailleurs l’ouverture des acteurs industriels du secteur, qui ont tous accepté de s’asseoir ensemble au sein d’un comité spécial lié à l’étude « Limoilou, mon environnement, ma santé », afin de discuter des enjeux environnementaux.

Mémoire autour de Beauport 2020

Pendant la dernière année, le CVAP – réunissant acteurs citoyens et gouvernementaux, ainsi que des organismes environnementaux – a multiplié les rencontres, question d’obtenir réponse à diverses interrogations : CN, services d’urgence, administration portuaire, et plus.

C’est toutefois la question de l’agrandissement du Port de Québec – le projet Beauport 2020 – qui a dominé les échanges, menant à la production d’un volumineux mémoire à l’attention de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACEE), présenté dans le cadre des consultations publiques liées au projet.

L’exercice fut une occasion de rappeler les préoccupations et questionnements de la communauté locale quant à la qualité de l’air liée aux activités industrielles, ou encore leur impact sur la santé.

Et c’est certain que, ce dossier-là, on va le porter jusqu’au bout », assure Suzanne Verreault.

La documentation concernant les activités du comité est accessible sur son site Web. On peut également retrouver le mémoire produit dans le cadre des consultations sur le projet Beauport 2020 par le biais du site de l’ACEE.