Damien Robitaille enflamme la nouvelle place éphémère de Maizerets | 30 juin 2017 | Article par Dominic Champagne

Damien Robitaille inaugure la Place Maizerets. (Photo : Jean Cazes)

Damien Robitaille enflamme la nouvelle place éphémère de Maizerets

Jeudi, une belle soirée attendait les citoyens pour l’inauguration de la Place Maizerets, située en face de l’église Saint-Pascal-des-Maizerets. Aux commandes du piano public, Damien Robitaille s’en est donné à coeur de joie pendant plus d’une heure, au grand plaisir d’une assistance nombreuse et comblée.

C’est sur une place éphémère pas tout à fait terminée — des modules et d’autres décorations devraient l’habiller sous peu — que s’est déroulée la soirée de lancement. Déjà, on pouvait observer les changements opérés, notamment la disparition des pins au ras du sol qui ne rendaient pas justice à l’église ; en lieu et place, le piano blanc qui, magnifiquement peinturé, est devenu le protagoniste de l’endroit.

La Place Maizerets, pour l’instant dégarnie mais vaste, devrait donner un peu d’oxygène au quartier, qui manquait d’un lieu de rassemblement central. Aux dires des organisateurs, certains citoyens proposaient déjà leurs services en après-midi pour venir y peinturer ou participer à l’aménagement ; la magie semble opérer. Même si on accrochait encore les ballons dans les arbres cinq minutes auparavant, l’inauguration a bel et bien eu lieu à l’heure dite.

Plusieurs dignitaires étaient présents, dont le maire Labeaume, tout sourire. Fier de dévoiler cette place publique éphémère dont la gestion a été confiée au centre Mgr-Marcoux, il a souligné que l’idée devient populaire et devrait s’implanter un peu partout, même en banlieue. En tout, 11 places publiques éphémères occupent cet été différents espaces dans la ville. Une inspiration qui, selon Régis Labeaume, vient de Berlin.

Mise en bouche

Une odeur de barbecue s’est emparée du site lorsque le café Kawa a ouvert les fourneaux. On offrait des hot-dogs à la saucisse toulouse ou merguez. Le resto aura-t-il son camion de rue l’an prochain ?

Puis, la foule a afflué pour la performance du groupe Aurore, qui semble tout droit sorti des années 1970. Avec ses mélodies de style Octobre, son répertoire a conquis les curieux. Le groupe devrait se produire cet été sur différentes places urbaines partout au Québec. Le chanteur, Philippe Bourque, avait inauguré le parklet de la 3e Avenue, qui a malheureusement disparu.

Damien Robitaille, tout en générosité

Damien Robitaille est arrivé avec une bonne humeur contagieuse et dès sa première chanson, les petits Limoulois ont envahi la scène, ce qui a donné lieu à des moments cocasses tout au long du spectacle, sous les yeux amusés du chanteur :

D’habitude, c’est à la fin que le monde danse dans mes shows, mais là, c’est au début, ç’a l’air !

L’artiste s’est vite adapté pour intégrer les enfants et répondre aux gens dans l’assistance, qui ne se gênaient pas pour faire un commentaire ou une demande spéciale.

Les spectateurs se souviendront longtemps de cette générosité et de cette fougue. L’artiste n’a pas ménagé le piano blanc, lui qui avouait connaître une première expérience en plein air de la sorte :

J’ai adoré mon spectacle de ce soir : un genre de saut dans le vide parce que c’est un concept que je n’ai jamais fait, avec un vrai piano en duo, dehors, comme ça, en montant des pièces à quatre mains. C’était différent de notre tournée avec cinq musiciens, une belle petite variation dans l’année qui fait du bien. Et avec cette foule, et le beau temps, ça commence bien l’été !

Damien Robitaille a d’ailleurs dépassé un peu son temps alloué. Le spectacle s’est terminé vers 20 h 10, et on peut certifier que l’instrument est fin prêt pour accueillir de nombreuses autres paires de mains, sans complexe.

Longue vie à cette place qui amuse déjà le quartier !

Le piano est accessible du dimanche au mercredi de 11 h à 19 h, et du jeudi au samedi de 11 h à 21 h (voir l’horaire ici).  Vous pouvez suivre la page Facebook pour en savoir davantage sur la programmation de la Place Maizerets.

(Avec la collaboration de Jean Cazes)