École de la Grande-Hermine : des locaux temporaires vite adoptés | 12 septembre 2017 | Article par Jean Cazes

L’une des nouvelles classes temporaires. 8 septembre 2017.

Crédit photo: Jean Cazes

École de la Grande-Hermine : des locaux temporaires vite adoptés

Depuis la rentrée scolaire, des modulaires accueillent cinq classes de 5e et 6e année sur l’aire asphaltée de l’école primaire de la Grande-Hermine. Une mesure visiblement appréciée en attendant l’agrandissement projeté pour 2019.

Aménagés cet été du côté de la 13e Rue, ces locaux temporaires visent à désengorger l’école de la Grande-Hermine, inaugurée en 2008, mais vite devenue trop étroite, popularité de Limoilou oblige !

« Avec l’arrivée de jeunes familles, on observe un accroissement du taux de natalité dans le quartier. Toutes les écoles du secteur risquent bientôt de manquer d’espace », soutient d’entrée de jeu la directrice, Sonia Doucet.

De plus, nous avons dû tenir compte des indices de défavorisation qui reposent sur différents critères : salaires, monoparentalité, etc. Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a ainsi évalué que la tâche était plus lourde pour nos enseignants, ce qui implique maintenant des classes plus petites, d’un maximum de 20 élèves. Il fallait agir…

Pour le conseil d’établissement, il n’était absolument pas question de déplacer les élèves dans d’autres écoles. « La Commission scolaire de la Capitale a ainsi répondu à notre demande de l’an dernier en optant pour l’installation de modulaires. C’était une excellente nouvelle ! »

« C’est plus beau que dans l’école ! »

« Les installations temporaires ont demandé une reconfiguration majeure de l’aire de stationnement et de notre cour », fait observer Sonia Doucet en entamant la visite de l’annexe.

Ce qui relie l’école aux modulaires, c’est un très long couloir, tellement vaste qu’on a pu y installer un groupe de services de garde. Plus loin, on retrouve les cinq classes de 5e et 6e année, plus petites que celles de l’école proprement dite. […] On a des coins lecture, des tableaux interactifs ; reste maintenant à installer les ordinateurs pour les élèves.

Ce sont des raisons de commodité qui ont motivé la décision de déplacer les élèves plus vieux, entre autres parce qu’il n’y a ni eau ni toilettes dans ces installations, considérant leur nature temporaire. « Malgré tout, lors de la récente visite de parents, des enfants nous ont dit : « C’est plus beau que dans l’école ! » »

Dans la cour, pendant ce temps, se dessine par ailleurs un projet de design de l’environnement : « Il s’agit d’une classe en plein air, une initiative de Fusion-Jeunesse. Nos élèves sont mis à contribution pour son aménagement », ajoute avec fierté Sonia Doucet.

Dans le giron des écoles du « futur »

Annoncé en juin dernier par le gouvernement du Québec, justement à l’école primaire Grande-Hermine, un montant de 400 millions $ sera investi dans l’agrandissement ou la construction de 41 écoles québécoises, qui intégreront des concepts dits des écoles du « futur ».

Notre député André Drolet, tient à souligner la directrice, a été très aidant pour que notre demande soit acceptée. Il était vraiment au fait des enjeux à transmettre au ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Sébastien Proulx, venu annoncer les investissements.

De ces 400 millions $, « 7 millions $ seront débloqués pour l’école de la Grande-Hermine en vue de l’ajout de 10 nouvelles classes permanentes » d’ici 2019, calcule la directrice.

On parle d’y aménager des espaces de vie, de tenir compte de « rêves » des enseignants, des  parents, dans un comité de réflexion, et je serai la porte-parole de mon milieu. […] Des plans préliminaires ont déjà été envoyés au ministère. Suivront les appels d’offres, le choix des architectes et autres. Si tout se déroule comme nous le souhaitons, nous en avons pour deux ans de modulaires », conclut Sonia Doucet.