Espace parvis : un lieu de rendez-vous qui se confirme | 17 octobre 2017 | Article par Stéphanie Vincent

Crédit photo: Stéphanie Vincent

Espace parvis : un lieu de rendez-vous qui se confirme

C’est officiellement terminé pour l’édition 2017 de la place éphémère l’Espace parvis, dont la corvée d’hivernage se tenait samedi dernier. Le bilan positif qu’en dresse le coordonnateur apparaît de bon augure pour le projet de reconversion de l’église Saint-Charles de Limoilou qu’Espaces d’initiatives mène en parallèle, et qui est appelé à franchir de nouvelles étapes au cours de la prochaine année.

Grâce à la participation de nombreux partenaires — Craque-Bitume, la Société historique de Limoilou, Limoilou en vrac… — et à l’augmentation du financement via Première Ovation patrimoine, l’Espace parvis a connu une deuxième édition bonifiée par rapport à 2016. Misant sur trois volets — patrimoine, horticulture et animation socioculturelle  —, le site a enregistré une hausse de l’achalandage, répondant ainsi aux voeux des organisateurs d’en faire un lieu de rendez-vous pour le Vieux-Limoilou.

Le défi était d’aller chercher un peu plus d’achalandage cette année. C’est pour cela qu’on considère que c’est un franc succès, parce que les activités ont vraiment été fréquentées, le lieu aussi, et les jardins ont vraiment été utilisés, fait valoir Édouard-Julien Blanchet, coordonnateur d’Espaces d’initiatives qui porte le projet de l’Espace parvis.

Ainsi, c’est d’abord dans un lieu de mise en valeur du patrimoine que les visiteurs ont été accueillis, alors que la façade de l’église Saint-Charles, ses clochers et son parvis ont été illuminés pour redonner une place force au bâtiment. Faisant appel à l’expertise d’Ève Renaud-Roy, une étudiante en aménagement du territoire et en design urbain, Espaces d’initiatives cherchait à « développer un aménagement urbain et du mobilier urbain en lien avec l’architecture de l’église, à créer un lien entre le bâtiment et la rue », rappelle Édouard-Julien Blanchet.

L’espace réservé à l’horticulture, composé d’un jardin collectif et d’un jardin de comestibles, a quant à lui contribué à la convivialité des lieux, remplissant une double mission de verdissement et d’agent de rassemblement. « L’idée, poursuivra-t-il, est de développer une place publique, un lieu de rencontre, d’échanges pour tous les résidents, et le jardin devient un peu ce vecteur d’échanges-là. »

Assurant l’animation du site, enfin, ce sont 50 activités en tout genre qui ont été organisées, attirant d’abord des résidents du quartier, mais aussi des visiteurs venus d’un peu plus loin.

De retour en 2018 ?

Ce succès est-il la promesse d’un retour en 2018 ? Édouard-Julien Blanchet ne peut pas encore répondre à cette question, même s’il affirme qu’il y a de « bonnes chances » qu’une troisième édition voie le jour. Le fait est que « c’est un projet qu’on reconstruit chaque année avec la communauté, avec les partenaires ». D’ailleurs, l’Espace parvis est une initiative réalisée par et pour les citoyens, rappellera-t-il :

C’est vraiment un projet qui est soutenu par un groupe de bénévoles, que ce soit la conception, la construction, l’assemblage, la réalisation des jardins, l’accompagnement pour les activités aussi. C’est quasiment toutes des heures bénévoles qui ont été investies dans ce projet-là.

En route vers le laboratoire d’innovation sociale

Dans l’intervalle, Espaces d’initiatives ne poursuit pas moins le travail dans sa volonté de transformer l’église Saint-Charles de Limoilou, fermée en 2012, en laboratoire d’innovation sociale. Au programme des prochains mois : la réalisation du plan d’affaires, puis la recherche de partenaires pour occuper et dynamiser les lieux selon les besoins exprimés.

L’idée est de faire de ce lieu-là à la fois un lieu de rencontre, un lieu d’échanges pour toute la communauté de l’innovation sociale à Québec, mais aussi un lieu de démarrage de projets et d’entreprises en innovation sociale, […] donc de faire de l’église Saint-Charles de Limoilou à la fois un incubateur et à la fois une vitrine de l’innovation sociale à Québec.

Rappelons que et la Ville de Québec et le gouvernement du Québec ont annoncé récemment de nouveaux investissements pour la sauvegarde du patrimoine religieux, dont l’église Saint-Charles sera en partie bénéficiaire. Espaces d’initiatives ignore cependant quand les fonds pourront être utilisés.