Grand Bazar des ruelles : la plus belle journée de l’année ? | 11 juin 2017 | Article par Monlimoilou

La 9e édition du Grand Bazar des ruelles a fait le plein de foule, notamment avec sa Zone artisans sur la 12e Rue. (Photo : Jean Cazes)

Grand Bazar des ruelles : la plus belle journée de l’année ?

La tradition s’est poursuivie samedi alors que tout le quartier est sorti dans les rues et les ruelles de Limoilou à l’occasion du Grand Bazar. Avec un record de tables louées, une animation festive, de la bouffe de rue et une météo à l’avenant, les visiteurs en ont eu pour leur plaisir — et ne l’ont pas boudé ! Certains disent d’ailleurs que c’est la plus belle journée de l’année…

Plus qu’un marché à ciel ouvert, l’événement est devenu avec le temps un grand rassemblement dont la diversité est propice aux découvertes et aux rencontres. En témoignent ces souvenirs que nous partagent des collaboratrices de Monlimoilou

Les arts de l’autofinancement

Le Grand Bazar des ruelles est une occasion en or de s’autofinancer pour plusieurs organisations artistiques. À travers les kiosques du voisinage, quelques compagnies de théâtre et organisateurs de spectacle offraient leur tablée de trésors au profit d’un projet à venir. En voici quelques-unes que nous avons rencontrées.

Sur la 3e Avenue se trouvait l’Envolée de Valise, compagnie de théâtre de marionnettes qu’on retrouve presque chaque année au Bazar. Avec les trouvailles collectées auprès de leur entourage, la jeune compagnie finance la création d’un spectacle qu’elle présentera dans les CHSLD au cours de la prochaine année.

Sur la 12e Rue, les organisatrices du festival Contabadour vendaient des surprises sucrées de manière ambulante, en échange de contributions volontaires. Les fonds collectés contribueront à mettre en place la deuxième édition du festival de contes et de cirque, qui se tiendra à Sainte-Agathe-de-Lotbinière en septembre prochain.

Au coin de la 4e Avenue et du chemin de la Canardière, la compagnie Théâtre pour pas être tout seul attirait la curiosité des passants avec plusieurs éléments décoratifs (pots à fleurs, tableau de mémos) faits à la main pour l’occasion. Par la même occasion, le duo faisait la promotion d’Angle mort, leur première production professionnelle qui prendra l’affiche en février prochain au théâtre Premier Acte. (Émilie Rioux)

Retrouvailles à l’Espace parvis

Je le cherchais des yeux. Le piano jaune qu’on avait rapatrié à l’Espace parvis, à temps pour le Grand Bazar auquel il — l’Espace parvis — s’offrait pour la première fois comme site d’accueil. Si la situation excentrée de l’église Saint-Charles l’a privée de l’énergie qui palpitait au coeur des activités, il reste que chercheurs d’aubaines, gangs d’amis, petites familles et même passants curieux s’y sont faits nombreux. Au point où, même, cette foule m’aura empêchée de repérer d’emblée l’instrument coloré (à ma défense : je ne suis pas grande, pour ne pas dire que je suis petite).

Une éclaircie, enfin, et j’entrevis un rayon jaune parmi la masse de têtes. Le voilà ! le piano qui allait égayer les beaux jours de l’Espace parvis. J’ai le regret de ne pas t’avoir entendu ce jour-là, éclipsé par la musique d’ambiance, mais on a tout l’été pour veiller sur le perron de l’église, toi, moi, et tous les autres. (Viviane Asselin)