Jacques Latulippe : S’engager pour vivre heureux

Jacques Latulippe

En cette Semaine de l’action bénévole, j’ai eu envie de vous faire découvrir un bénévole très impliqué qui contribue activement et depuis longtemps à notre quartier, Jacques Latulippe. Portrait d’un homme engagé.

Né dans le « faubourg à m’lasse » (quartier Saint-Jean-Baptiste) en 1940, Jacques Latulippe habite Limoilou (Lairet) depuis 1966, année où il a acheté sa maison avec son épouse avec qui il a célébré son 50e anniversaire de mariage en septembre dernier. Grand sportif, il a joué au hockey pour les As junior.Après avoir travaillé quelques années pour le gouvernement, M. Latulippe fait son entrée au Service de police de la Ville de Québec.

Je n’aimais pas ça donner des tickets. On se promenait à pied la nuit et il faisait froid. C’est pour ça que les policiers étaient toujours chez Dunkin Donuts ! »

Après quelques années, il fait le saut vers les pompiers, où il grimpe les échelons jusqu’à devenir lieutenant à la prévention. Parallèlement à cela, il a été serveur dans des endroits prestigieux de Québec, dont la salle de bal du Château Frontenac, et a démarré sa compagnie de traiteur en 1975, compagnie qu’il opère toujours.

Un vétéran du bénévolat

Malgré son horaire chargé, M. Latulippe a trouvé le temps de s’impliquer dans sa communauté :

  • Il fait partie des Chevaliers de Colomb depuis 1981 (notamment comme président en 1991, année où les Chevaliers de Colomb ont amassé 91 000 $ via le Patro-lapin);
  • Il reçoit les commanditaires du Tournoi Pee-wee dans les loges depuis 1990;
  • Il est impliqué à la Caisse Desjardins Limoilou depuis 20 ans, dont les 14 dernières années sur le comité du fonds d’aide au développement du milieu;
  • Il siège au conseil d’administration de la Fondation Maurice-Tanguay depuis 1997;
  • Il est marguillier de la paroisse Saint-Albert-le-Grand depuis 2007;
  • Il siège au conseil de quartier de Lairet depuis 2007;
  • Il est président du Club de réforme (un club social réunissant les membres des partis libéraux fédéral et provincial).

Ouf ! Et ça, ce ne sont que ses implications actuelles ! Il a aussi été :

  • ambassadeur du Patro Charlesbourg pendant 4 ans;
  • vice-président d’un tournoi de golf pour une fondation pour la recherche sur les maladies infantiles à l’Université Laval;
  • responsable du salon du président des Remparts pendant 19 ans;
  • représentant délégué de la ville de Québec à Centraide pendant 8 ans;
  • bénévole au Carnaval et à la Saint-Vincent-de-Paul pendant 10 ans.

Son CV de bénévole fait plusieurs pages !

Donner de son temps par amour des autres

Ses nombreux engagements lui ont valu le grand honneur de recevoir le prix « As de cœur » des Aînés solidaires (AS) de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches en 2012, et c’est avec beaucoup d’émotion qu’il me montre la lettre. Quand on lui demande sa motivation à donner autant de son temps, il répond :

Les gens. Tant et aussi longtemps que les gens vont m’aimer et que je vais les aimer, je vais continuer à m’impliquer. » Et comment réagit son épouse à ses nombreuses absences liées à son bénévolat ? « Elle me dit « t’es fou de faire ça, à toujours te faire critiquer ! » »

Pour M. Latulippe, la critique, c’est le chemin des lâches. « Ceux qui critiquent, ils n’ont jamais rien fait. Quand il y a des problèmes, c’est toi qui dois les régler. » Pour cet homme fortement investi dans sa communauté, il est important d’avoir à cœur ses implications bénévoles et de ne pas le faire seulement pour le CV, comme il a parfois vu des gens le faire. « Si tu te fiches de tout, ôte-toi de d’là ! » a-t-il envie de dire à ces personnes.Le secret de son énergie est peut-être de se garder en forme malgré son âge avancé. En 2015, il a joué 108 parties de golf et il continue de jouer aux petites quilles trois fois par semaine. Ou bien est-ce que ce ne serait pas plutôt ses activités bénévoles qui le gardent en forme ?Ce que lui rapporte son implication bénévole est sans conteste l’amour des gens et un grand réseau. Il est honoré de toutes les rencontres de politiciens et de « gens importants » qu’il a pu faire et de toutes les amitiés développées au fil des ans. Il me dit, sourire en coin, qu’il a écrit dans son testament que son corps serait exposé pendant trois jours pour que toutes ces personnes puissent venir le voir.M. Latulippe n’a peut-être pas pu avoir d’enfants comme il l’aurait souhaité, mais il a sans conteste transmis de belles valeurs d’engagement social aux générations suivantes par son exemple.