Le Limoilou de Monsieur Cocktail : Patrice Plante

Après avoir vécu dans cinq quartiers différents à Québec, le chef mixologue Patrice Plante élit domicile à Limoilou en 2013.
Après avoir vécu dans cinq quartiers différents à Québec, le chef mixologue Patrice Plante élit domicile à Limoilou en 2013.

On les (re)connaît surtout pour leur travail dans un autre coin de Québec, et pourtant leur quartier de cœur, là où ils vivent, c’est Limoilou. Monlimoilou vous propose d’aller à la rencontre de ces personnalités qui, quand elles ne sont pas au boulot, savourent leurs racines limouloises.

Patrice Plante est bien souvent associé à Montcalm en tant que chef mixologue à L’Atelier et fondateur de Monsieur Cocktail, entreprise qui a notamment ouvert la première école de mixologie à Québec. Grâce à son entreprise, on croisera le mixologue bien souvent dans différents événements culinaires à travers la ville tels que le Festibière, le Bacon Fest, Made with love ou encore le Festival d’été de Québec. Bien qu’il se fasse plus discret dans les festivités du quartier où il réside, Patrice Plante a pourtant toute sa routine dans LimoilouDe son café croissant ou lunch de travail récupéré à La boîte à pain, au Nektar où il aime acheter son café qu’il moud lui-même à la maison, l’entrepreneur ne jure que par les commerces de proximité :

Moins je prends ma voiture dans la vie, mieux je me porte. Même l’hiver ! C’est bon pour la santé de vivre dans un quartier où tu connais les gens qui y travaillent et y résident », assure-t-il.

la-boite-a-pain-patrice-planteLe Limoulois aime particulièrement détourner ses promenades par les ruelles ou le long de la rivière Saint-Charles même si c’est pour finalement se rendre sur la 3e Avenue. « J’aime me surprendre à découvrir des recoins cachés en passant par des lieux plus inusités », appuie-t-il.Après avoir résidé les quatre premières années de sa vie dans le secteur du parc Cartier-Brébeuf, le chef mixologue grandit dans Charlesbourg, puis vit successivement dans Montcalm, le Vieux-Québec, Saint-Sauveur, Saint-Roch et enfin Limoilou où il s’installe définitivement. « J’avais trouvé l’équilibre parfait entre la ville, en étant à 10 minutes à pied de Saint-Roch, et la tranquillité banlieusarde », justifie-t-il.

Amateur de cuisine exotique dans Limoilou

En arrivant dans le quartier en 2013, l’ancien étudiant de l’École hôtelière de la Capitale, qui vient alors tout juste de visiter les meilleurs bars du monde pour apprendre son métier de mixologue, part tout de suite explorer les restaurants de la 3e Avenue. L’adepte de cuisine exotique se souvient d’ailleurs du premier établissement où il est allé manger et dont il est désormais un habitué : Hosaka-Ya.

J’ai toujours aimé le Japon depuis que je suis tout jeune. Je me souviens que le coup de cœur a été immédiat quand les gars de Hosaka-Ya m’ont fait goûté des tsunami, ces tapas japonaises qui dépassent les saveurs du sushi. Là-bas, c’est l’expérience du petit bistro japonais, j’y vais à toutes les semaines. J’aime les petits endroits comme ça et Limoilou en regorge plein. »

Et si vous cherchez Patrice Plante le jour de son anniversaire, vous le trouverez sans aucun doute à La Salsa, restaurant salvadorien-mexicain de la famille Madrid. Son rituel ? Venir dîner seul au restaurant « et rejoindre toute la gang au 2e étage ».

la-salsa-patrice-planteAu début, je suis venu ici par réflexe pour manger mexicain, car c’est ma cuisine préférée. Finalement, je me suis attaché à la famille et à leur accueil à chaque fois que je viens. C’est devenu comme une deuxième maison. Je ne leur disais pas au début que je venais là tous les ans pour ma fête, mais je pense que cette année, ils ont catché »dit-il le sourire en coin.

À La Salsa, Patrice Plante commande une bière mexicaine, qu’il aime douce et légère. Il se livre à son petit plaisir de manger épicé autant qu’il le veut et il prend toujours les trois mêmes plats sur le menu :  des enfrijoladas, la tostada de tinga et l’enchilada verde, trois spécialités maison à base de tortilla de maïs, les ingrédients variant à l’intérieur.

S’attacher à des entrepreneurs inspirants

En tant qu’entrepreneur, Patrice Plante s’est naturellement attaché à ceux de son quartier, quel que soit le type de commerce. Lors de notre entrevue, il confie être particulièrement admiratif de l’audace de La folle fourchette.

la-folle-fourchette-patrice-plante-cyane-tremblay-sophie-grenier-herouxJ’admire beaucoup Sophie Grenier-Héroux et Cyane Tremblay qui tiennent la boutique, car le commerce de détail est une aventure difficile, que pour ma part j’ai abandonnée alors que je m’y étais lancé en 2015 sur la rue Saint-Joseph. Malgré tout, je trouve que le futur est là : une boutique t’offre plus que juste des produits sur une étagère et un prix. Tu achètes l’énergie des filles, la possibilité de participer à des ateliers, la beauté et la simplicité du lieu et ça, c’est l’âme de Limoilou », affirme-t-il.

La folle fourchette est d’ailleurs le seul point de vente limoulois des équipements et sirops de Monsieur Cocktail ainsi que du livre L’aventure de la mixologie de Patrice Plante. Les propriétaires du commerce et Patrice Plante nous ont d’ailleurs fait part de l’envie de travailler ensemble pour présenter un atelier culinaire sur la mixologie sans alcool à La folle fourchette. À guetter !

À quand une participation de Monsieur Cocktail dans un événement 100 % limoulois ?

Le 3 juin prochain, cela sera la première fois que l’entreprise de Patrice Plante, Monsieur Cocktail, participera à un événement dans Limoilou avec le Québec Bacon Fest. Si on se fie à l’expérience de Monsieur Cocktail lors de l’événement en 2016, pas de doute que le bacon saura lui inspirer des cocktails alcoolisés et non alcoolisés originaux en accord avec la thématique.Toujours très sollicité, ce n’est pas l’envie, mais le temps qui manque à Patrice Plante et son entreprise pour s’impliquer dans d’autres événements dans Limoilou.

Mon rêve serait de faire les marchés publics partout au Québec, ceux de Noël comme celui de Baie-Saint-Paul ou encore le Marché public de Limoilou. Si pour moi, enrichir la culture du quartier, c’est de participer à son marché, on ne le fera pas pour l’argent. Ça sera pour innover et pour donner envie aux gens de venir dans le quartier ! »

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