Lou Popote débarque dans Maizerets | 25 mai 2017 | Article par Dominic Champagne

Louise (Lou) Poirier et Sylvain (Baboum) Vigneault, deux Madelinots qui font rouler Lou Popote. (Photo : Dominic Champagne)

Lou Popote débarque dans Maizerets

Les préparatifs pour le lancement allaient bon train. Louise (Lou) Poirier m’a reçu dans son établissement en pleine rénovation. Situé au carrefour de la 18e Rue et du chemin de la Canardière, Lou Popote occupe depuis le 15 mai les anciens locaux de l’Artisan charcutier.

Son arrivée donne espoir. En face de la popote, il y a le Shady et le Kawa, et on voit aussi Le Maizerets non loin. Cela commence à ressembler à une véritable rue commerçante. On n’a qu’à élargir les trottoirs, planter des arbres, et le tour est joué!

Parlant de vert, on a repeint l’intérieur du local d’un vert turquoise tape-à-l’œil. C’est la couleur de prédilection du tablier de Lou. Entrepreneure d’origine madelinienne qui s’est cherchée en couture avant de découvrir une passion pour la cuisine maison, elle n’hésite pas à le dire: «Les conditions sur le marché du travail deviennent difficiles, c’est plus comme avant…» Il y a un an, alors, elle plongeait dans l’aventure «spécialité popote québécoise».

La demande est plus forte que prévu et, puisqu’il y a une limite de bouffe qu’on peut faire à domicile, Lou décide de louer un casse-croûte afin d’y cuisiner cet hiver. La communauté grandit rapidement et elle n’hésite pas à livrer directement chez ses clients, dans un esprit de famille.

«Moi, je me vois comme une maman»

Les locaux zonés «cuisine» en ville sont rares, mais elle se trouve très chanceuse d’en avoir trouvé un à Limoilou, et surtout dans Maizerets. Grâce à l’organisme Femmessor et à un bon réseau, Lou décide de déménager et d’établir son quartier général ici: «Il y a un côté solidaire et familial qui me ressemble beaucoup dans le quartier.» Quand je lui fais remarquer certaines mésaventures entrepreneuriales dans le secteur, Lou, en Madelinienne, n’a pas froid aux yeux.

Baboum a apporté un côté plus technique en cuisine que j’avais pas.

Pour l’aider en cuisine, son premier employé, Sylvain Vigneault, est aussi bizarrement un Madelinot, diplômé de l’École hôtelière de Québec. Lorsque je lui ai demandé ce qui faisait la différence selon lui dans leur cuisine, Baboum m’a répondu: «La sauce à spaghetti, les soupes, tout est fait à partir d’ingrédients qu’on prépare, qui sont cuisinés ici. Tout est fait à la main.»

Qu’est-ce qu’on mange pour dîner?

Bien qu’il y ait des places assises et des micro-ondes, le concept reste celui du comptoir pour emporter et des plats à réchauffer. Pour l’instant, la plupart vont au micro-ondes, même les soupes, mais Lou pense qu’avec son pied-à-terre, elle pourra expérimenter d’autres avenues:

Les gros vendeurs sont le pad thaï, le général tao, le poulet indien, le pâté chinois, le spaghetti et le ragoût. On offre aussi une panoplie de plats végétariens et de plats à partir de fruits de mer. Les portions sont généreuses et les prix varient de 6,00$ à 10,49$ avant taxes.

Quand je regarde les photos sur la page Facebook de Lou Popote, les plats ont l’air généreux et d’ailleurs, c’est par ce réseau que tout passe. La page Facebook est le moteur de l’entreprise, c’est par là que les commandes arrivent.

La clientèle est composée de personnes âgées, de gens qui aiment moins cuisiner ou de parents trop occupés.

En passant sur la Canardière en char ou en vélo, je me verrais très bien arrêter cinq minutes pour acheter mon lunch. À vous d’y voir.

Lou Popote
1695, chemin de la Canardière
www.loupopote.com