Maizerets : projet de centre d’hébergement transitoire pour aînés fragilisés

Nouvellement propriétaire du 1650, chemin de la Canardière, la Coopérative de solidarité de services à domicile de Québec travaille à mettre sur pied un projet d’hébergement transitoire pour personnes aînées fragilisées ou vulnérables. Une alternative à l’hospitalisation afin de faciliter leur retour à la maison.

À la suite d’un accident, d’une maladie ou de pertes cognitives, il arrive souvent que des aînés se retrouvent hospitalisés ou placés sous surveillance car, sans proche pour veiller à leurs besoins, le retour à domicile s’annonce risqué.

Il y a beaucoup d’hospitalisations à cet âge-là, observe Lucie Buissière, directrice générale de la Coopérative de solidarité de services à domicile de Québec. Les proches ne savent pas toujours quoi faire et ils les amènent  à l’hôpital. […] Ou parfois, les familles sont loin et elles ne peuvent pas s’en occuper.

C’est donc à cette clientèle fragilisée ou vulnérable que s’adresse le projet d’hébergement transitoire de la Coopérative de solidarité. Un projet « novateur », aux dires de Mme Buissière, qui s’offrirait ainsi comme alternative à l’hospitalisation, d’une part pour pallier l’absence de la famille ou enlever un fardeau aux proches aidants ; d’autre part pour favoriser le rétablissement de l’autonomie.

« L’objectif, c’est de recevoir la personne et l’aider à retrouver son autonomie pour lui permettre de retourner à la maison », explique la directrice, qui vise ainsi des séjours de quatre à six semaines avec, sur place, une infirmière. Selon les premières estimations, le centre aurait une capacité d’une vingtaine de lits, mais « s’il y a une demande, on verra ».

Une adresse et une date d’ouverture

Car voilà : tout n’est pas encore ficelé alors que le centre d’hébergement en est encore à l’étape de l’élaboration, de concert avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS). Cela dit, le rachat, récemment, du 1650, chemin de la Canardière marque un pas important vers sa concrétisation. L’immeuble appartenait à la Caisse Desjardins de Limoilou qui, en dépit du réaménagement des lieux à venir, y conservera son comptoir de Maizerets avec ses deux guichets automatiques.

Pour la Coopérative, c’est là un endroit stratégique pour y établir son centre d’hébergement transitoire, notamment avec la proximité de L’Enfant-Jésus, avec lequel un partenariat pourrait être envisagé. De plus, « Maizerets, c’est un milieu où il y a beaucoup de personnes âgées, et pas toujours avec de gros moyens », indique celle dont l’organisme possède un fonds d’aide pour favoriser l’accessibilité à ses services.

Ayant déjà eu pignon sur rue dans le quartier, l’organisme sis à Charlesbourg voit d’un bon œil ce retour à Limoilou. D’autant plus avec un projet qui lui permettra d’élargir son offre de services, dans la continuité logique du soutien à domicile qu’il propose déjà, auprès d’une clientèle par ailleurs en augmentation.

Sous toutes réserves, Lucie Buissière prévoit l’ouverture du centre d’hébergement pour l’automne 2018. D’ici là, travaux d’aménagement et recherche de financement seront à l’ordre du jour avec, déjà en poche, une somme de 100 000 $ remise par le Fonds d’aide au développement du milieu de la Caisse Desjardins de Limoilou.