Survol de deux années de virage dans la gestion de l’incinérateur | 12 juillet 2017 | Article par Raymond Poirier

(Photo : Jean Cazes)

Survol de deux années de virage dans la gestion de l’incinérateur

Cela fait déjà deux ans que la Ville de Québec a repris la gestion de son incinérateur, jadis confiée à un sous-traitant. Un virage accompagné d’un mandat plus large pour les groupes de vigilance, et assorti de nombreux investissements à la hauteur de 10M$.

L’objectif de départ était simple : effectuer une mise à niveau de l’incinérateur et le rendre plus efficient.

Ainsi, les fours ont été métallisés : une occasion pour réduire l’accumulation de « clunker », résidus qu’on y trouvait jadis en trop grande quantité.

Des brûleurs au gaz naturel ont également été installés : un mécanisme qui permet, désormais, de réduire le délai entre l’allumage des fours et l’atteinte de la température ciblée – diminuant d’autant les émanations de CO2.

L’incinérateur ne fermera pas, mais on investit dans l’amélioration constante de sa performance, dans le but de réaliser les efforts appropriés, tant pour la réfection des infrastructures que pour de la sensibilisation auprès de la population », indique la conseillère du district Vieux-Limoilou, Suzanne Verreault.

En effet, l’administration municipale travaille également, en parallèle, à des mesures de sensibilisation quant aux déchets domestiques et au recyclage.

Pour l’instant, les efforts semblent porter leurs fruits :

On a été obligé de fermer un four pendant une semaine, car il manquait de matières résiduelles », remarque Mme Verreault.

Tout cela, sans oublier le projet d’usine de biométhanisation qui est toujours dans les cartons.

Signaux d’alarme

L’automne dernier, quelques signaux préoccupants s’étaient manifestés, alors que deux dépassements de mercure avaient été notés. Un budget de 60 000$ a été rapidement réservé afin de de louer l’équipement nécessaire à une analyse soutenue de ces émanations, sur une période de six mois.

Il n’y a pas eu d’autres dépassements. L’hypothèse actuelle est que ces deux pointes étaient des épisodes isolés qui provenaient de la combustion, donc du contenu, des déchets. »

Bref, la conseillère assure que l’infrastructure est en processus constant de bonification.

On travaille toujours pour l’améliorer. Et il faut dire qu’actuellement, quand on a de bons équipements, la combustion représente l’un des meilleurs moyens d’élimination des déchets », assure Mme Verreault.

Un comité de vigilance au mandat élargi

Le Comité de vigilance de l’incinérateur – regroupant citoyens, groupes environnementaux et administration publique – poursuivra son travail au fil des années à venir. Son mandat sera toutefois élargi et ainsi, l’entité sera amenée à effectuer le suivi des plans et stratégies liés à la mise en œuvre de la politique des matières résiduelles de la Ville de Québec.

Cette bonification sera également accompagnée de l’ajout de nouveaux membres. En effet, deux représentants issus de conseils de quartier dont les territoires ne sont pas environnants à l’incinérateur seront invités à se joindre à l’entité.

Ce sera, entre autres éléments, une occasion de sensibiliser ces nouveaux membres face à la situation vécue par les quartiers environnants », conclut Suzanne Verreault.