Une piste cyclable demandée sur les terrains du futur mégahôpital | 3 juillet 2017 | Article par Raymond Poirier

(Photo archives : Jean Cazes)

Une piste cyclable demandée sur les terrains du futur mégahôpital

Les gestionnaires du futur centre hospitalier, bientôt construit sur les terrains de l’Enfant-Jésus, sont invités par le conseil de quartier de Maizerets à intégrer une piste cyclable dans leurs plans et devis, question de favoriser un désenclavement du secteur et la promotion de saines habitudes de vie.

À bien des égards, sur le plan piéton ou cyclable, le quartier Maizerets est enclavé. Avec les autoroutes et le chemin de fer, les pistes de solution pour ouvrir le secteur vers les quartiers environnants ne sont pas légion : il n’est pas facile de développer, en effet, des aménagements structurants sous les viaducs du chemin de la Canardière ou de la 18e Rue, par exemple. Résultat ? Il faut penser à d’autres options.

Et c’est là que l’aménagement à venir du mégahôpital entre en piste.

Il ne faudrait pas que les terrains de l’hôpital constituent une barrière aux déplacements actifs entre quartiers, mais qu’ils représentent plutôt un moyen de désenclavement », explique Martial Van Neste, président du conseil de quartier de Maizerets.

C’est ainsi que dans une résolution adoptée le 14 juin dernier, les administrateurs du conseil de quartier demandent à ce qu’une piste cyclable d’est en ouest, à la hauteur de la 22e Rue et de la rue Desroches, soit aménagée dans le contexte de la construction du nouveau centre hospitalier.

Cela, question de permettre aux résidents du secteur d’atteindre plus facilement le reste du réseau cyclable, ainsi que le quartier Lairet et, par extension, le Vieux-Limoilou.

Transports actifs et santé publique

Notre objectif, ce n’est pas simplement d’aider les cyclistes, mais plus largement d’aider la population du quartier qui souhaite se déplacer autrement », précise M. Van Neste.

De plus, pour les administrateurs, l’enjeu n’en est pas seulement un de mobilité, mais également de santé publique. « Après tout, on le sait, les transports actifs ont un effet positif sur la santé publique », précise le citoyen.

Pour le conseil de quartier, l’intégration de cette infrastructure dans les futurs plans et devis de l’institution représente, tant pour le CHU de Québec que pour la Société québécoise des infrastructures, l’entité effectuant la gestion du projet de construction, une occasion de démontrer leur engagement face au quartier, ainsi qu’en ce qui concerne la promotion de saines habitudes de vie.

Surtout que, selon Martial Van Neste, les gestionnaires en sont, justement, à l’étape de la planification, du design, de l’aménagement du site.

C’est maintenant, le moment d’agir. Il faut y penser maintenant, alors que cet aménagement pourrait être intégré dans les plans initiaux, dans le cadre du budget prévu de trois ou quatre milliards de dollars, plutôt que d’y penser dans cinq ans, alors que soit ce sera trop tard, soit ce sera devenu impossible d’intégrer la piste cyclable à moindre coût », conclut-il.

Le conseil de quartier invite également l’administration municipale de Québec à appuyer sa demande auprès des autorités concernées.

Demande soumise au comité de voisinage

La résolution adoptée par le conseil de quartier de Maizerets a été également soumise, à titre de proposition, au comité de voisinage lié au chantier du nouveau complexe hospitalier.

Ce comité, regroupant divers intervenants concernés par les travaux – citoyens, représentants de conseils de quartier, élus municipaux et provinciaux, représentants d’organisations publiques ou parapubliques –, se réunit à quelques reprises annuellement pour échanger sur l’avancée des travaux. Le 21 juin dernier, celui-ci a pris état de la demande, telle que formulée par l’un de ses membres.

Les propositions qui sont amenées au comité sont toujours prises en compte et dirigées aux personnes ou instances concernées. Cette proposition sera donc étudiée par les professionnels du projet. Lorsque nous aurons une orientation, nous en ferons part aux instances qui nous ont adressé la demande », explique Josiane Vignola, conseillère en communications à la Direction clinique du nouveau complexe hospitalier CHU de Québec-Université Laval.