Le Centre Horizon visé par un projet immobilier d’une quinzaine d’étages | 17 janvier 2018 | Article par Viviane Asselin

Crédit photo: Viviane Asselin

Le Centre Horizon visé par un projet immobilier d’une quinzaine d’étages

Le Centre Horizon est dans la mire du groupe Ultima immobilier, qui envisage d’en faire un immeuble d’habitation et de résidences touristiques dont la hauteur pourrait aller jusqu’à 40 mètres.

Révélé par Radio-Canada ce mercredi, le projet figure au Registre des lobbyistes du Québec, auquel le président du groupe Ultima immobilier s’est récemment enregistré afin de mener les représentations nécessaires auprès de la Ville de Québec. En l’occurrence, Daniel Renaud vise à faire modifier le zonage actuel du Centre Horizon pour permettre la réalisation d’un projet immobilier qui combinerait résidentiel et hébergement touristique. Pour l’heure, la réglementation autorise des usages commerciaux et de récréation extérieure.

Les représentations effectuées par l’entreprise « viseront aussi à faire augmenter la hauteur maximale permise du bâtiment principal de 15 mètres à 40 mètres », peut-on également lire dans la fiche d’inscription au Registre. Le 801, 4e Rue pourrait ainsi passer de 5 à plus ou moins 15 étages.

Cela dit, le groupe Ultima immobilier n’est pas propriétaire des lieux, qui appartiennent à l’entrepreneur André Blouin depuis 1998. À Radio-Canada, Daniel Renaud n’a pas souhaité commenter le dossier, confirmant tout au plus que des négociations étaient en cours pour acquérir le bâtiment évalué à 2,75 M$.

Déjà, en 2009, André Blouin exprimait son désir de vendre le Centre Horizon. La bâtisse, construite par la Société des Pères Capucins pour y accueillir les jeunes du quartier, est dans le paysage du Vieux-Limoilou depuis 1948 ; la fresque réalisée sur le mur extérieur, face au boulevard des Capucins, rappelle d’ailleurs des épisodes, personnages et caractéristiques marquants de l’histoire de Limoilou. L’édifice abrite aujourd’hui différents services, dont un salon de quilles, un club de boxe et la Clinique d’orthophonie sociale de la Capitale.