Alupa Clarke : « Moi, je suis ici pour 40 ans » | 18 juillet 2018 | Article par Caroline Roy-Blais

Crédit photo: Courtoisie - Facebook

Alupa Clarke : « Moi, je suis ici pour 40 ans »

La troisième année de mandat d’Alupa Clarke se termine. Monlimoilou l’a rencontré. Le député de Beauport-Limoilou entrevoit la prochaine session parlementaire avec enthousiasme et sent un réel intérêt de la part des citoyens de Beauport-Limoilou pour son parti.

Celui qui n’en est qu’à son premier mandat – et qui déjà à 15 ans rêvait de faire de la politique – est là pour rester. Non seulement il promet déjà de se représenter en 2019, mais il espère être là pour les quatre prochaines décennies. Né à Québec d’une mère originaire de Beauport et d’un père de l’Ouest canadien, il a décidé de faire son service militaire par amour du service public.

Représenter les citoyens

Alupa Clarke se voit comme un représentant des citoyens de Beauport-Limoilou. Lorsque la ligne de parti n’est pas imposée, il marche parfois sur ses convictions traditionalistes pour voter en fonction de l’opinion majoritaire de son comté. Il invite d’ailleurs tous les concitoyens – d’allégeance conservatrice ou non – à prendre part à ses séances de consultations publiques Alupa à l’écoute, pendant lesquelles il prend le temps d’écouter et de répondre à toutes les questions. Ces séances lui permettront de prendre le pouls du comté pour ensuite influencer les politiques du caucus conservateur et la plateforme du parti. Il souhaite également déposer un projet de loi sur l’enjeu qui sera le plus discuté pendant ces séances.

Gouvernement conservateur en 2019?

Fier conservateur, Alupa Clarke estime que le cabinet fantôme de l’opposition officielle a fait un bon travail parlementaire. L’équipe d’Andrew Scheer serait prête, selon le député, à remplacer les libéraux dès 2019.

Depuis trois semaines, c’est incroyable ce que je vois sur le terrain, c’est un mouvement vers le Parti conservateur. Je pense que notre ouverture et notre volonté avec « Les conservateurs à l’écoute » portent fruit. Vraiment, moi, je sens quelque chose de fort pour les conservateurs dans le comté.

La démarche consultative Les conservateurs à l’écoute des Québécois vise à rencontrer et écouter différents intervenants économiques, politiques, sociaux, universitaires et des citoyens un peu partout dans la province. Lors de son porte-à-porte dans le comté, le député décèle un grand intérêt tant de la part de bloquistes que de libéraux. Même des partisans du NPD seraient hésitants.

Bilan parlementaire

La fin de la session parlementaire s’est faite sur les chapeaux de roues. Les députés de la Chambre des communes ont dû siéger jusqu’à minuit plusieurs jours de suite. L’ambiance de la dernière session était plutôt houleuse, selon Alupa Clarke.

Le député de Beauport-Limoilou trouve déplorable que le gouvernement libéral ait présenté un troisième budget déficitaire qui ne présente pas de date prévue de retour de l’équilibre budgétaire. Selon lui, lorsque l’économie va bien, ce n’est pas le temps de faire des déficits, il faut plutôt en mettre de côté, pour être capable de faire face lorsque ça ira mal. L’opposition officielle aurait aimé que le gouvernement mette 5 milliards de côté, pour pallier ce qu’elle qualifie de guerre économique du président Trump.

Reproches au gouvernement Trudeau

Le député conservateur reproche au gouvernement Trudeau plusieurs choses. D’entrée de jeu, Alupa Clarke aborde la question controversée des « passages illégaux aux frontières ».

Des bien pensants, ou la gauche canadienne – grand bien leur fasse – veulent [utiliser le terme] “irréguliers”. Pourtant, nous considérons – et légalement, c’est le cas – que ce n’est pas les gens qui passent la frontière qui sont illégaux, mais leur action, elle, est illégale. D’où [le terme] “passages illégaux”.

Le Parti conservateur est en faveur d’un système d’immigration qui est ordonné, paisible et juste, selon le député.

Croit-il que certaines personnes n’ont d’autre choix que de quitter leur pays et d’émigrer pour se trouver une vie meilleure?

Oui, je les crois ces gens-là. Dans plusieurs pays, le niveau de vie est exécrable, l’éducation est peu accessible aux enfants. Mais le statut de réfugié, d’un point de vue légal, [stipule qu’il faut qu’]il y ait un danger pour votre vie. Il y a une distinction à faire.

M. Clarke qualifie de cover-up du gouvernement Trudeau le fait que le coût de la taxe de carbone n’ait pas été dévoilé. Pendant toute la session parlementaire, les conservateurs auraient tenté de connaître combien coûterait aux Canadiens cette taxe, sans jamais obtenir de réponse – si ce n’est des accusations de ne pas croire aux changements climatiques. Enfin, le député regrette que le gouvernement libéral crée des chicanes entre les gouvernements provinciaux et fédéral. Il en veut pour preuve la taxe sur le carbone, le pipeline Transmountain et la légalisation du pot.

Les prochaines séances d’Alupa à l’écoute auront lieu cet automne. D’ici là, le député passera de porte en porte pour discuter avec les citoyens de Beauport-Limoilou et participera à divers événements.