La distribution des prix de fin d’année | 24 juin 2018 | Article par André Lévesque

Crédit photo: Collection Jocelyn Paquet

La distribution des prix de fin d’année

La distribution des prix à l’école Saint-Fidèle avait lieu le 23 juin pour marquer la fin des classes et le début des grandes vacances estivales. C’était le moment fort de l’année scolaire pour certains et une journée humiliante pour d’autres.

Écusson de l’école Saint-Fidèle
Crédit photo: André Lévesque. Collection personnelle

En arrivant à l’école le matin, nous passions dans la salle de récréation qui était décorée pour l’occasion. Sur la scène, des tables étaient dressées et sur chacune trônaient des livres, des objets pieux, des articles scolaires, de petits jouets parfois, rassemblés en paquets enrubannés de différentes grosseurs. Il y avait une table pour chaque niveau scolaire.

Les « bollés » de l’école salivaient en voyant ces cadeaux qu’ils tiendraient bientôt dans leurs mains, alors que les « moins bollés » et les redoubleurs étaient indifférents, car ils hériteraient sûrement d’une « galette » ; un petit livre très peu attrayant, une sorte de prix de consolation…

La cérémonie commençait en début d’après-midi. Tous les élèves de l’école y assistaient. Le curé de la paroisse, les vicaires, le frère directeur et tous les enseignants étaient présents. C’était une cérémonie solennelle.

Le frère directeur présidait la cérémonie. Il s’avançait au micro et il lisait la liste des récipiendaires. À l’appel de notre nom, on devait monter sur la scène pour recevoir notre récompense.

J’étais presque toujours parmi les premiers de classe, alors les prix étaient nombreux : prix de religion, prix de géographie, prix de calcul, premier prix de ceci, deuxième prix de cela… Les derniers de classe recevaient le prix d’assiduité, récompense que l’on remettait à tout le monde ou presque.

Je quittais l’école les bras chargés sous l’œil mauvais de ceux qui repartaient avec leur galette, le petit livre insignifiant qu’ils s’empressaient de jeter aux poubelles. Ils nous narguaient en chantant : « Vive les vacances, au diable les récompenses… »