Dix personnalités qui ont marqué le quartier – Robert Desrosiers | 16 octobre 2018 | Article par Jean Cazes

« Aujourd’hui, ce quartier n’a jamais été aussi populaire ! » – Robert Desrosiers, directeur général de la Caisse populaire Desjardins de Limoilou.

Crédit photo: Jean Cazes

Dix personnalités qui ont marqué le quartier – Robert Desrosiers

Monlimoilou célèbre cette année ses dix ans d’existence. Prenant prétexte de son contexte d’origine — alors qu’il se présentait, en 2008, comme « cette première vitrine web digne de la vitalité d’un quartier en plein renouveau » —, nous souhaitons aujourd’hui, pour l’occasion, souligner l’apport de ceux et celles qui ont contribué à changer le visage de Limoilou au cours de la dernière décennie. Deuxième portrait de cette série de dix personnalités marquantes : Robert Desrosiers de la Caisse populaire Desjardins de Limoilou.

En 2009, Robert Desrosiers se voit confier le poste de directeur général de la Caisse Desjardins de Limoilou, après 21 ans au même titre au sein de plusieurs caisses en milieu rural, principalement dans l’est du Québec. « Je voulais relever un nouveau défi en complétant ma carrière en ville », confie le citoyen du Vieux-Limoilou à l’aube d’une retraite bien méritée, qui sera soulignée cet automne.

À l’époque où vous êtes entré en fonction, quelle était votre perception de Limoilou ?

En arrivant à Limoilou, j’ai eu la surprise de ma vie : j’ai vite découvert une communauté urbaine tellement tissée serrée que j’avais l’impression de me replonger dans mon environnement rural ! Ce milieu extraordinaire m’a adopté, et je l’ai adopté.

La première personne que j’ai côtoyée est Yvan Caron, un ancien directeur chez Desjardins. Je tiens à le souligner, car en plus de m’avoir fait connaître plein de gens, c’est d’abord lui qui m’a fait réaliser qu’il se passait ici plein de choses, que l’image du quartier n’était plus du tout ce que j’avais imaginé de prime abord, celle d’un milieu plutôt rough. C’est d’ailleurs à titre posthume pour son engagement qu’on a créé les prix de l’engagement Yvan-Caron.

Quelle est la mission de lorganisme que vous dirigez ?

Nous sommes d’abord une coopérative qui appartient à ses membres et qui a le devoir de leur fournir des services financiers. Avec plus de 35 000 membres, la Caisse Desjardins de Limoilou est l’une des plus importantes de la région et contribue au mieux-être de la collectivité.

Quelles sont les réalisations dont vous êtes le plus fier, considérant leur impact au sein de la communauté limouloise ?

Il y en a plein, qui touchent autant notre personnel, notre réseau coopératif que le quartier en général. Parce qu’elle a eu des retombées jusque chez nos membres, je pense d’abord à notre certification « Entreprise en santé-Élite », pour laquelle on a gagné un prix. En 2011, nous avions fait de la santé une priorité en proposant diverses activités, comme des cours sur les saines habitudes de vie. Nos employés étant plus heureux à travailler chez nous, le taux d’absentéisme s’en est vu diminué.

Il y a trois ans, nous avons aussi créé le premier Forum Intercoop représentant les coopératives de la région de Québec — nombreuses à Limoilou —, dans la perspective que dans un monde idéal, il faut se donner des outils, arrêter de toujours attendre après les gouvernements, et considérer que la formule coopérative est un investissement durable.

Enfin, on a beaucoup travaillé avec les fondations du Cégep Limoilou, du Patro Roc-Amadour et du CHU, toutes importantes dans notre communauté pour leur rôle auprès des étudiants, des jeunes défavorisés et ceux qui souffrent de problèmes de santé.

Comment percevez-vous l’évolution du quartier depuis dix ans ?

Limoilou était déjà en croissance à mon arrivée. Aujourd’hui, ce quartier n’a jamais été aussi populaire : on le constate par exemple les beaux soirs d’été, sur la 3e Avenue que fréquente plein de monde ! Le principal indicateur, pour moi, est toutes ces jeunes familles, en nombre croissant, qui déménagent ici malgré un problème persistant de manque de logements. Pour répondre au « baby-boom », on vient d’ailleurs de confirmer le projet de la nouvelle école Stadacona.

Il y a également de plus en plus d’entreprises qui s’installent ici avec le souci de contribuer à la communauté.

Enfin, après l’ouest de Limoilou, c’est au tour de l’est d’entreprendre sa transformation avec l’implantation du deuxième plus grand centre hospitalier au Québec. Des gens d’affaires de Maizerets s’y préparent déjà en organisant des groupes de discussion sur la nouvelle vie de quartier qui se dessine dans leur secteur.

* * * 

NDLR : Devant l’avalanche de noms à l’étape de présélection, l’équipe éditoriale a dû faire des choix difficiles, guidée par sa volonté de couvrir une diversité de champs d’intervention. Sans rien enlever aux personnes retranchées, la sélection vise à reconnaître les convictions, l’engagement, la persévérance et la vision qui ont présidé aux efforts consentis pour améliorer notre milieu de vie. À tous ceux et celles qui, néanmoins, s’impliquent dans le quartier et participent à son mieux-vivre, une part du mérite vous revient.