Entraide Jeunesse Québec : 30 ans au service de la communauté régionale | 28 avril 2018 | Article par Jean Cazes

Alice Legault-Coulombe et Marie Ève Girard. Entraide Jeunesse Québec. Avril 2018.

Crédit photo: Jean Cazes

Entraide Jeunesse Québec : 30 ans au service de la communauté régionale

De sa naissance en Haute-Ville jusqu’à aujourd’hui dans Limoilou, Entraide Jeunesse Québec a rejoint plus de 110 000 jeunes et parents. « Autant c’est un organisme à portée régionale, autant on cherche à s’ancrer dans notre milieu en faisant connaître notre expertise en demande », expriment ses porte-parole, Marie Ève Girard et Alice Legault-Coulombe.

Entraide Jeunesse Québec (EJQ) offre aux 12 à 25 ans, de Portneuf à Charlevoix, un soutien et des activités de prévention afin qu’ils puissent développer des habiletés personnelles dans le but d’accroître leur autonomie.

« À l’origine, en 1988, EJQ était simplement une ligne d’écoute téléphonique opérée par des bénévoles dans Montcalm », racontent Marie Ève Girard, coordonnatrice d’EJQ, et Alice Legault-Coulombe, de l’équipe d’intervenants. Le psychologue Claude-Michel Gagnon démarrait son organisme grâce au coup de pouce de Centraide, l’un des principaux bailleurs de fonds actuels avec le Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale.

EJQ s’établit en 1990 dans Limoilou, sur l’avenue de la Normandie, avant d’emménager neuf ans plus tard dans son local de la 3e Avenue. L’organisme a développé, depuis, une gamme de services au profit de la communauté. « Nous nous faisons pourtant souvent questionner sur ce que l’on fait, même si nous avons du vécu ! » s’étonne Alice.

De fait, l’an dernier, c’est plus de 4300 jeunes et des parents qui ont bénéficié de l’expertise d’EJQ au sein de 49 milieux communautaires et scolaires de la région. On parle de 15 programmes et services, en particulier de groupes d’entraide, tous de plus en plus sollicités avec le soutien de six salariés, de stagiaires et d’une quinzaine de bénévoles.

Des programmes spécialisés pour les écoles

« Entraide Jeunesse Québec, ce n’est pas un milieu de vie comme les maisons de jeunes », tiennent à démystifier les deux porte-parole. Mais en offrant ses programmes et services essentiellement en dehors de ses locaux, EJQ travaille en complémentarité avec d’autres ressources du milieu, surtout les institutions scolaires dont, avance Marie-Ève, EJQ complète d’une certaine manière leur mission d’éducation.

Les écoles viennent nous chercher, exprime avec fierté la coordonnatrice en citant au passage les exemples de La Cité et Jean-de-Brébeuf. Mais nous sommes en quelque sorte victimes de notre succès, car on est beaucoup en demande.

PaPillonS est l’un des programmes qu’a développé EJQ. Destiné aux jeunes de la 6e année comme à leurs parents, il vise « à outiller les jeunes pour qu’ils résistent aux influences négatives » et « à les rassurer sur leur passage à l’école secondaire ».

Programme phare sur la violence dans les relations amoureuses, ViRAJ s’adresse pour sa part aux 14 à 16 ans. Alice est coresponsable de ce volet majeur d’intervention.

Avec ViRAJ, nous avons acquis une « couleur » dans notre façon d’intervenir. Je pense à son théâtre Forum pour illustrer une situation problématique, suivi d’un échange afin que la solution vienne des jeunes, laquelle est ensuite reprise positivement.

S’appuyant sur les résultats obtenus par ces différents programmes – dont, aussi, Cactus-Équinoxe (comportements impulsifs et agressifs) et Horizon (estime de soi) –, les deux consoeurs soutiennent que les jeunes doivent dès l’adolescence développer leur esprit critique par souci de prévention. « On est un peu leurs guides en leur offrant une plate-forme pour s’exprimer et défendre leur argumentation », cela, « sans faire la morale », insistent-elles.

À tous ces programmes d’EJQ s’ajoute cette année Totem, toujours élaboré pour les écoles afin, cette fois, de répondre au problème croissant du stress et de l’anxiété observé chez les jeunes. Ce programme est en développement, à l’instar de nouveaux services-conseils touchant d’autres préoccupations d’actualité telles l’automutilation et l’ouverture à la diversité.

Enfin, outre l’écoute téléphonique – et virtuelle, via Internet –, le jumelage individuel avec un intervenant bénévole est une autre expertise d’EJQ qui en fait sa renommée.

C’est une approche très novatrice, dit Marie Ève. Si un jeune rencontre un problème de communication dans sa famille, son affirmation de soi ou autre, il peut nous faire une demande pour être jumelé dans un parcours de quelques rencontres. S’il est prêt à s’y engager, bien sûr. Ça se déroule dans un lieu de son quartier, comme un Tim Hortons, plutôt que dans un bureau qui donne l’impression de rencontrer un psychologue !

Des événements en planification pour le 30e

« En 30 ans, Entraide Jeunesse Québec a acquis une super de bonne réputation auprès des organismes communautaires de la région », affirment Alice et Marie-Ève, qui n’hésitent donc pas à orienter les cas particuliers vers « les CLSC, le Centre de prévention du suicide de Québec ou les Auberges du coeur », à titre d’exemples.

Afin de souligner son 30e anniversaire, EJQ planifie pour la fin mai un lancement auquel se joindront, espère la coordonnatrice, anciens employés, bénévoles et autres personnes dévouées qui ont enrichi sa belle histoire.

On réfléchit aussi à d’autres événements pour cette année, dont un qui mettra notre expertise en valeur auprès de nos partenaires.

Marie Ève lance enfin ce message porteur d’avenir en guise de conclusion :

 Nous souhaitons tisser davantage de liens avec la communauté limouloise, non seulement avec ses organismes, mais aussi avec les commerçants de la 3e Avenue et les résidents du quartier, qu’on rencontre d’ailleurs à notre kiosque du Marché public de Limoilou pour notre activité d’autofinancement.

Entraide Jeunesse Québec
571, 3e Avenue
418 649-9705