Limoilou dans les années 1940 (31) : la traditionnelle tempête de la Saint-Patrick | 25 mars 2018 | Article par Jean Cazes

Crédit photo: Archives de la Ville de Québec

Limoilou dans les années 1940 (31) : la traditionnelle tempête de la Saint-Patrick

La série « Limoilou dans les années 1940 » revisite le passé du quartier à travers des images d’archives tirées de diverses sources.

En date du 20 mars 1943, la scène à la une est tirée d’un négatif représentant des amoncellements de neige sur l’avenue Champfleury dans le secteur Maizerets (description des Archives de la Ville de Québec).

En arrière-plan de la même scène d’époque, à droite, on devine le clocher de la première église de Saint-Pascal. Achevée en 1924, celle-ci sera remplacée en 1946, non loin, par l’église actuelle au pied de laquelle a été aménagée l’été dernier la place Maizerets.

Ci-bas, la photo comparative a été prise le 19 mars 2018.

Un mois très neigeux

Les données météorologiques disponibles pour Québec font état d’un mois de mars 1943 relativement généreux en neige, surtout au seuil de l’arrivée du printemps, avec un cumul total mensuel de 97 cm, dont 18 cm les 16 et 17 mars. À titre de comparaison, on avait tout de même enregistré 152 cm pour ce mois lors de l’inoubliable hiver 2007-2008.

Les nombreuses photos en date du 20 mars 1943 de la collection de la Ville laissent voir que la voirie avait été débordée les jours suivant la tempête du 17 mars (en complément, ci-bas). Cependant, on en fait très peu écho dans les journaux de l’époque, l’actualité étant largement dominée par la guerre.

Dans Monsaintsauveur, enfin, nous avions aussi relaté ce blizzard qui avait affecté la région le 2 mars 1947, surtout caractérisé par des vents destructeurs. Une tempête mémorable, un peu comme celle du 4 mars 1971.

Cette année, il semble cette fois que nous passerons notre tour…

Archives de la Ville de Québec

À l’exemple de la photo en vedette, les images archivées de la Ville de Québec sont accessibles en ligne. On peut en faire la diffusion sans licence et sans frais en utilisant les vignettes estampées au logo de la Ville et en citant correctement les sources.

Voir le billet précédent de la série : Le chemin de la Canardière.