Limoilou dans les années 1970 (34) : un objet de plus en plus rare… | 4 novembre 2018 | Article par Jean Cazes

L’époque révolue des cabines téléphoniques…

Crédit photo: Archives de la Ville de Québec

Limoilou dans les années 1970 (34) : un objet de plus en plus rare…

La série « Limoilou dans les années 1970 » revisite le passé du quartier à travers des images d’archives tirées de diverses sources.

En date du 18 mai 1979, l’image à la une est tirée d’un négatif représentant une cabine téléphonique au parc Cartier-Brébeuf dans le Vieux-Limoilou (description des Archives de la Ville de Québec).

La scène comparative dans la galerie ci-bas date du 31 octobre 2018.

Pas de disparition « dans un avenir prévisible »

Tel que le précise Nicholas De Rosa dans ce dossier publié en avril dernier sur Tabloïd, « plus de 55 000 téléphones publics se fondent toujours dans le décor à l’échelle du pays ». Leur gestion est partagée entre Bell (45 000) et Telus (10 000). « Ces cabines téléphoniques peuvent être importantes pour les itinérants », souligne-t-il en particulier  :

Un usage souvent négligé des téléphones publics est celui d’appeler la ligne d’urgence [selon un rapport du CRTC]. Dans un certain sens, ils démocratisent l’accès au 911 pour ceux qui n’ont pas d’autres moyens de passer un coup de fil. […] Ce même rapport indique aussi que les centres d’appels de la sécurité publique « ont tendance à traiter avec plus d’attention les appels 911 en provenance de téléphones payants, en raison de leur exposition publique ».

Comme l’estime toujours le CRTC, les téléphones publics ne disparaîtront pas dans un avenir prévisible. « Mais au bout du compte, ce sont les compagnies téléphoniques qui auront droit de vie ou de mort sur les appareils et non le CRTC », rappelle Nicholas De Rosa.

Chez nos cousins français par contre, aux dernières nouvelles, la fin des cabines téléphoniques en état de marche était fixée pour cette année. Moins empressée, l’Angleterre procède aussi au démantèlement de ses célèbres red phone boxes, une mesure qui en éliminerait la moitié d’entre elles d’ici 2022.

Archives de la Ville de Québec

À l’exemple de la photo ci-haut, les images archivées de la Ville de Québec sont désormais accessibles en ligne. On peut en faire la diffusion sans licence et sans frais en utilisant les vignettes estampées au logo de la Ville et en citant correctement les sources.

Voir le billet précédent de la série : La 3e Avenue et son China King.