Réfection des ruelles : programme cherche propriétaires | 29 avril 2018 | Article par Viviane Asselin

Le programme d’intervention et de revitalisation des ruelles de Limoilou offre un soutien aux propriétaires pour des travaux de réfection et d’aménagement.

Crédit photo: Viviane Asselin

Réfection des ruelles : programme cherche propriétaires

Sur les quelque 70 ruelles du quartier Limoilou, seule une dizaine d’entre elles ont bénéficié du programme d’intervention et de revitalisation des ruelles en 15 ans d’existence. Un nombre que la Ville de Québec, à l’origine de ce soutien aux propriétaires riverains d’une ruelle, espère bien voir augmenter, notamment grâce à une campagne d’information qu’elle lance cette semaine.

Des ruelles à la surface inégale, creusées de nids-de-poule, fissures et autres trous, le quartier en possède son lot. Dans le Vieux-Limoilou, certes, mais aussi dans Maizerets et dans Lairet, deux secteurs où le programme d’intervention et de revitalisation est peut-être moins connu de ceux qui pourraient en bénéficier.

Il faut dire que, jusqu’en 2017, cet encadrement offert par la Ville de Québec pour la réfection des ruelles s’appliquait exclusivement au Vieux-Limoilou. C’est dans une volonté d’en élargir l’accès et d’en bonifier le financement que, l’an dernier, l’administration municipale en adoptait une version remaniée pour tout Limoilou.

Mesures assouplies

Visant avant tout le pavage des ruelles, le programme se décline donc désormais, pour l’essentiel, selon ces exigences :

1) trois propriétaires voisins (au minimum) se concertent autour d’un projet à faire approuver par la Ville, qui pourra leur accorder un montant maximal de 5000$ pour la réalisation des plans par un expert ;

2) le trio présente son projet aux autres propriétaires riverains, qui devront l’accepter à 50% + 1 pour donner le feu vert aux travaux, dont 80% des frais admissibles seront remboursés par la Ville ;

3) au-delà du pavage, les frais admissibles comprennent notamment des mesures de verdissement et l’aménagement de mobilier urbain.

S’approprier son milieu de vie

Ces mesures assouplies ne se sont toutefois pas encore traduites, pour l’heure, en hausse de demandes : « On pourrait en recevoir plus que ce que l’on reçoit en ce moment », avoue Mélissa Brisson, conseillère en communication à la Ville.

Aussi l’administration municipale lance-t-elle ces jours-ci une campagne d’information afin, d’une part, de rappeler l’existence du programme et, d’autre part, d’en vulgariser les critères.

Ce qu’on a constaté aussi, c’est qu’il y avait peut-être de la confusion entre le programme de la Ville de Québec et le programme de ruelles vertes offert par Nature Québec. Nous, on est plus du côté des infrastructures, malgré qu’il y ait quand même une portion de végétaux et d’arbres qui peut faire partie des frais admissibles au programme », explique Mme Brisson.

Cela dit, on ne fixe pas d’objectif précis sur le nombre de demandes qu’on souhaiterait recevoir ; l’ambition est bien davantage de l’ordre de la sensibilisation, résume la conseillère : « Le programme est disponible pour les citoyens ; s’ils ne le connaissent pas, ils ne peuvent pas en profiter. »

Au final, pour la Ville, il s’agit non seulement d’offrir un soutien pour l’entretien des ruelles mais, par là même, d’aider les propriétaires riverains à s’approprier ces espaces qui ont le potentiel de devenir des milieux de vie.

Pour plus d’info : Intervention et revitalisation des ruelles de Limoilou