L’église Saint-Fidèle veut s’associer à la SDC Limoilou | 26 octobre 2018 | Article par Véronique Demers

La nef de l’église Saint-Fidèle, à Limoilou.

Crédit photo: Véronique Demers

L’église Saint-Fidèle veut s’associer à la SDC Limoilou

Les pèlerins qui fréquentent le sanctuaire Notre-Dame de Rocamadour, à l’église Saint-Fidèle de Limoilou, pourraient bientôt repartir avec quelques souvenirs achetés à la boutique qui devrait ouvrir ses portes d’ici septembre 2019.

En lien avec ce volet commercial, le curé de Limoilou, Julien Guillot, souhaite associer la paroisse à la SDC 3e Avenue Limoilou. « Il n’y a rien de conclu pour l’instant ; on est au début du dialogue. On veut faire partie de la SDC de Limoilou pour faciliter les partenariats avec les commerçants. On aura des produits religieux, comme des chocolats des Pères trappistes et des objets des chrétiens de Bethléem qu’on soutient, mais aussi des produits locaux, comme ceux de la Fournée bio. On est à côté de la 3e Avenue », justifie en entrevue l’abbé Guillot.

L’abbé Julien Guillot montre un des articles qui seront vendus à la boutique de l’église Saint-Fidèle.
Crédit photo: Véronique Demers

« On veut constituer le Royaume (de Dieu) avec le vrai monde. On a tendance parfois à isoler le spirituel, mais c’est notre manière de contribuer, de vivre en société », renchérit-il, ajoutant du même souffle avoir besoin d’une équipe de bénévoles pour tenir la boutique.

Fusion des paroisses limouloises en 2019

Dès le 1er janvier, les paroisses Saint-François-de-Laval (secteur Maizerets), Sainte-Marguerite-Bourgeoys (Lairet) et Notre-Dame de Rocamadour (Vieux-Limoilou) ne formeront par ailleurs qu’une seule paroisse, nommée pour l’occasion Saint-François de Laval. « Ça englobe tout Limoilou, à l’exception de l’église Stadacona, la seule autorisée à célébrer encore le rite latin. Il y a des prêtres de rites traditionnels latins qui en ont la charge, mais elle demeure sous ma responsabilité », souligne le curé Guillot.

Le projet de fusion, amorcé en 2015, a vu naître un premier jet en mai 2016. « Il n’y a pas d’économie qui sera nécessairement réalisée dans la foulée de la fusion. L’objectif est vraiment d’organiser l’équipe pastorale et l’administration de manière contemporaine », explique-t-il.

Ainsi, afin de dégager le curé Guillot des tâches administratives pour qu’il se concentre sur sa pastorale, une directrice générale, Diane Dupuis (originaire de Saint-Charles de Limoilou !) vient d’être embauchée. Une secrétaire de direction et des commis réceptionnistes s’ajouteront également à l’équipe.

Trois points de services

Rappelons que la dernière fusion (qui était en fait la première) remonte à 1998. À cette époque, les onze paroisses de Limoilou ont été regroupées en trois paroisses. À ce jour, quatre églises sont encore en fonction, chacune avec sa couleur : Saint-Albert-le-Grand (famille), Sainte-Claire d’Assise (famille), Saint-Pascal (immigration) et Saint-Fidèle (pastorale des jeunes adultes et sanctuaire Notre-Dame de Rocamadour).

« La chapelle des Capucins sur la 8e Avenue sert aussi de lieu de culte. On va garder trois points de services, soit Saint-Fidèle, Saint-Albert et Saint-Pascal, pour recevoir les gens, selon nos valeurs d’accueil inconditionnel, d’intériorité, de solidarité et notre désir de bien communiquer», résume l’abbé Julien Guillot.

Un espace est aménagé dans l’église Saint-Fidèle de Limoilou pour le sanctuaire de Notre-Dame de Rocamadour.
Crédit photo: Véronique Demers