Votre Limoilou en 2018 : du bitume et des gens | 31 décembre 2018 | Article par Suzie Genest

Crédit photo: Georges Sheehy

Votre Limoilou en 2018 : du bitume et des gens

En attendant de rejoindre le Limoiloup pour dire au revoir à 2018 et bienvenue à 2019, Monlimoilou revient sur les articles et sujets qui ont retenu votre attention et marqué le quartier au cours des 12 derniers mois.

Sur le territoire des « Mon » – des quartiers populaires peuplés de souvenirs comme de citoyen.ne.s à l’oeil attentif – on ne parle guère d’urbanisme ou de transport sans toucher  l’histoire, le patrimoine, la vie communautaire… La seconde partie de la rétrospective 2018 de Monlimoilou embrasse d’un même élan ces grands thèmes.

En veillant sur le parvis…

Cette année, la place Limouloise est devenue permanente, alors que la Sympathique place ouverte à tous (SPOT) a pris la direction de Limoilou pour l’été. C’est avec enthousiasme que vous avez appris la nouvelle puis découvert de quoi aurait l’air le lieu, et l’avez fréquenté.

Les places éphémères passent; les églises restent – avec leurs défis de pérennité. Comme pour l’église Notre-Dame-de-Jacques-Cartier devenue La Nef dans Saint-Roch, l’avenir de l’église Saint-Charles passera par sa réinvention. Le projet d’Espace d’initiatives fera sans doute parler de lui en 2019; je prédis que vous y serez attentifs, comme vous l’êtes à tout ce qui concerne le patrimoine et l’histoire de votre quartier.

Les images comparatives dominicales de Jean Cazes vous laissent rarement de glace, tout comme les souvenirs d’André Lévesque. Le billet de ce dernier sur « Stocane les toasts » vous a d’ailleurs particulièrement interpellés cette année.

Deux importants projets immobiliers ont attiré l’attention sur le secteur de Maizerets en 2018 : le Mégahôpital, bien sûr, destiné au terrain délimité par le boulevard Henri-Bourassa, la 24e Rue, l’avenue De Vitré et la 18e Rue, mais aussi le chantier du Centre Mgr Marcoux, sur son nouvel emplacement au parc Bardy. Le Domaine Maizerets, pendant ce temps, lançait son plan de développement 2018-2022.

Ces humain.e.s qui font le quartier

Limoilou ne manque pas de citoyen.ne.s engagé.e.s pour leur milieu et leur qualité de vie. On en retrouve notamment dans les conseils de quartier. Celui du Vieux-Limoilou, entre autres choses, a fait équipe avec son vis-à-vis dans Saint-Jean-Baptiste pour organiser des Journées de la participation citoyenne, et avec celui de Saint-Roch également pour une consultation sur l’hébergement touristique. Dans Lairet, le projet de chemins d’écoliers réalisé cette année émergeait de préoccupations exprimées par le comité sur les déplacements actifs et sécuritaires affilié au conseil de quartier.

Lorsque l’administration publique a voulu mettre fin aux jouets laissés en libre-service au parc Roland-Asselin, les réactions n’ont pas tardé. De même, on a vu des résident.e.s se mobiliser contre le projet d’immeuble de 18 étages au site de l’ancienne église Saint-François-d’Assise. Le débat autour de la bande cyclable sur la 3e Avenue a également soulevé les passions.

En mars prenait l’affiche le film Bras de fer des frères Seaborn sur le combat de Véronique Lalande et Louis Duchesne face à l’Administration portuaire de Québec. Madame Lalande figurait parmi les personnalités engagées retenues pour les portraits publiés dans le cadre du 10e anniversaire de Monlimoilou. C’est toutefois à Érick Rivard qu’est allée votre faveur comme personnalité marquante de la dernière décennie.

M. Rivard signe deux de vos articles favoris de 2018. L’un porte sur les travaux de ses étudiants à la maîtrise en design urbain à l’École d’architecture de l’Université Laval pour redessiner le secteur d’entrée de ville. Il fait rêver de milieux de vie résidentiels autour d’une Laurentienne se terminant en boulevard urbain. L’autre, dans la foulée du dévoilement du projet de réseau de transport structurant de la Ville de Québec, anticipe le retour du tramway dans Limoilou, quelque 60 ans après la disparition des streetcars.

Craque-Bitume, qui déménageait ses pénates au Centre Saint-Albert, s’est aussi fait remarquer jusqu’en Haute-Ville. En plus d’un mandat de lutte à l’herbe à poux, l’organisme a obtenu de la Ville de Québec le feu vert pour ajouter de nouvelles compostières au réseau existant, dans les différents quartiers centraux.

À lire également :

Votre Limoilou en 2018 : autour de la table