Catastrophe Ultraviolette, l’art du cirque sans catastrophe | 5 juin 2019 | Article par Jason Duval

Crédit photo: Jason Duval

Catastrophe Ultraviolette, l’art du cirque sans catastrophe

Tandis que le Festival Jours de Cirque de Québec – seul festival local consacré à l’art du cirque – bat son plein, les étudiants en formation professionnelle de l’École de cirque de Québec présentent du 6 au 9 juin Catastrophe Ultraviolette, leur spectacle annuel.

Par une mise en scène chaotiquement soignée, Maxime Perron a fait un travail exceptionnel avec ces futurs artistes du cirque. C’est dans un décor teinté de gris qu’évoluent et s’enchaînent les différentes parties du spectacle. Un enchaînement inspiré des fictions où les humains semblent contrôlés par des entités inconnues.

Dès le début du spectacle, un personnage étrange, parfois drôle, sort du lot. Vêtu d’un chandail jaune, il contraste avec les autres artistes, tous habillés de noir, gris et blanc. Pas de flafla dans les costumes, on a tout misé sur les acrobaties! Après que notre personnage jaunâtre ait déclenché ce qui semble être un mécanisme, l’éclairage change. Une longue marche aux allures funèbres s’amorce.

L’art du cirque à son apogée

Après l’entrée en scène des artistes, c’est un numéro de jonglerie qui ouvre la représentation. Quelques difficultés avec les quilles qui virevoltent, mais rien de grave. C’est toujours impressionnant de voir ces artistes jongler avec plus d’une vingtaine de quilles.

Par la suite, on assiste à de la haute voltige. Dans la prestation de corde raide, les mouvements fluides mais complexes se succèdent rapidement, toujours dans une ambiance ultraviolette, mais teintée de bleue. Sur fond de musique d’ambiance beatnik une circassienne entre à vélo sur la corde raide. Un moment où tous les amateurs de vélo se régaleront – même moi, qui ne suis pas cycliste, j’ai été impressionné. Rien à voir avec une balade en bicyclette! Alors qu’elle est debout sur vélo (pendant que ce dernier roule toujours), l’acrobate exécute des acrobaties tout aussi impressionnantes les unes que les autres.

Suit un numéro de cerceaux qui ne réinvente pas le genre, peut-être le point faible du spectacle. Pendant plus d’une dizaines de minutes, les artistes circassiens tournent, tournent, tournent… Un moment rapidement oublié par le retour d’une marche des plus acrobatiques. Les acrobates se suivent et entrent par groupe sur la scène. L’un par dessus l’autre, ils exécutent des sauts et des pirouettes dignes des Russes aux Olympiques.

Conclusion spectaculaire

Attendez, on n’avait encore rien vu! Les deux derniers numéros font – encore plus – écarquiller nos yeux. Des trapézistes exécutent des mouvements d’une complexité extraordinaire, à rendre jaloux plus d’un professionnel établi. Après ce moment où je retiens mon souffle à plus d’une reprise arrive la planche sautoire. Une dizaine d’athlètes se succèdent pour s’envoyer en l’air, toujours plus haut. Au fur et à mesure que les sauts s’enchaînent, les manoeuvres deviennent de plus en plus dangereuses. Une finale réussie!

En résumé, Catastrophe Ultraviolette, présenté du 6 au 9 juin à 19 h 30 à L’École de cirque de Québec dans le cadre de Jours de Cirque de Québec, a tout pour réjouir les amateurs de cirque!

École de cirque de Québec
750, 2e Avenue
418 525-0101

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