Un « fantôme » agile en hommage à Joe Malone | 5 décembre 2019 | Article par Jean Cazes

Modélisation de l’œuvre de Frédéric Laforge en hommage à Joe Malone.

Crédit photo: Ville de Québec

Un « fantôme » agile en hommage à Joe Malone

La Ville de Québec et la Commission de la capitale nationale du Québec ont dévoilé hier la maquette de l’œuvre d’art public en hommage au joueur des Bulldogs de Québec, Joe Malone, qui sera inaugurée à l’automne 2020 près du Centre Vidéotron.

Marie Claire Ouellet,  présidente de la Commission de la capitale nationale du Québec ; Alicia Despins, membre du comité exécutif responsable de la culture, de la technoculture et des grands événements ; l’artiste Frédéric Laforge, le maire Régis Labeaume et le journaliste sportif Marc Durand.
Crédit photo: Jean Cazes

Troisième d’une série de cinq à voir le jour dans l’allée commémorative dédiée au hockey de la place Jean-Béliveau, l’œuvre de l’artiste montréalais Frédéric Laforge sera financée au coût de 200 000 $ en parts égales entre la Ville et la Commission nationale du Québec.

Elle s’ajoutera à celles en l’honneur de Jean Béliveau, par l’artiste Pierre Lapointe, et des frères Stastny, par le duo formé de Pierre Brassard et Marie-Pier Lebeau.

Clin d’œil au surnom de Jos Malone

Né à Québec le 28 février 1890, Joe Malone fut le capitaine des Bulldogs de Québec dans les années 1910-1920. Il est décédé le 15 mai 1969. Comme l’a exprimé le journaliste sportif Marc Durand :

« Joe Malone est notre premier héros sportif à Québec, tout sports confondus. […] Son surnom « fantôme » est adéquat. il était très respecté, Il ne fumait pas, ne buvait pas, et il détenait un paquet de records, dont sept buts dans un match de la ligne nationale. Mais il en a tellement [des records] qu’il est difficile de les comptabiliser. […] Joe Malone a toujours été fier d’être de Québec, sa mère étant francophone. C’était le Jean Béliveau de l’époque… »

La technique de stratification de l’artiste évoque à la fois les rayures de l’uniforme et le mouvement créé par la rapidité et l’agilité de Joe Malone
Crédit photo: Jean Cazes

L’artiste Frédéric Laforge a expliqué sa technique de stratification évoquant à la fois les rayures de l’uniforme, de même que le mouvement créé par la rapidité et l’agilité de Joe Malone :

« Je suis plutôt fier de ce projet parce qu’il   provient de ma pratique, dans toute l’idée de la perception. […] Je fais beaucoup de liens avec l’histoire de l’art classique, dans l’idée du commémoratif. Et c’est la première fois que je le fais pour une personne. […] La fierté est aussi évoquée dans la posture de Joe Malone, solennelle, comme on le voit dans les photos des joueurs de son époque. Et évidemment, avec les strates, j’évoque la transparence, une technique que j’utilise depuis une dizaine d’années, et c’est un clin d’œil au surnom de Jos Malone… »

« L’allée commémorative dédiée au hockey a tout pour devenir une attraction touristique majeure », a dit pour sa part le maire Régis Labeaume.

Vote final pour les derniers joueurs

Jusqu’au 19 décembre sur le site web de la Ville, les résidents de Québec sont invités à désigner les deux derniers joueurs qui seront immortalisés à la place Jean-Béliveau. Les hockeyeurs retenus ont été sélectionnés par des membres de la Société d’histoire du sport de la capitale nationale, présidée par Marc Durand.

Pour les Remparts, il s’agit de Guy Lafleur, Simon Gagné, Alexander Radulov, Marc-Édouard Vlasic, André Savard ou Guy Chouinard. Pour les Nordiques de l’époque de l’Association mondiale de hockey (AMH), le public a pour choix Réal « Buddy » Cloutier, Richard Brodeur, Serge Bernier, Marc Tardif ou Jean-Claude Tremblay.

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