Décès de Jean-Claude Labrecque : Limoilou se souvient | 2 juin 2019 | Article par Jean Cazes

Jean-Claude Labrecque, au studio Lefaivre et Desroches, vers 1956.

Crédit photo: Jocelyn Paquet (Les Archives du photographe)

Décès de Jean-Claude Labrecque : Limoilou se souvient

Natif de Limoilou, Jean-Claude Labrecque s’est éteint dans la nuit du 31 mai, à Montréal, à l’âge de 80 ans. Connu pour ses nombreux documentaires sur le Québec, l’homme de cinéma assumera pendant sa longue carrière les fonctions de caméraman, directeur photo, réalisateur, monteur, scénariste et producteur.

Né le 19 juin 1938, Jean-Claude Labrecque a grandi sur la 16e Rue. Dans son ouvrage Limoilou, un quartier effervescent, Réjean Lemoine évoque le parcours de celui qui vient de nous quitter :  

[Jean-Claude Labrecque] a amorcé ses études à l’école Saint-Fidèle et a servi la messe à l’église. Il jouait et circulait dans les ruelles du quartier et passait ses étés à l’ombre dans le parc Ferland. Il obtient un premier travail au studio de photographie Lefaivre et Desroches de la 3e Avenue. Il commence en collant des photos et il travaille dans la chambre noire et à l’éclairage des studios, tout en apprenant à manipuler des appareils photographiques. En 1969, il déménage à Montréal pour travailler à l’Office national du film, où il collabore avec des cinéastes comme Pierre Perreault et Claude Jutra.

Jean-Claude Labrecque est l’un des cinéastes les plus talentueux du Québec. Parmi ses œuvres les plus marquantes, on compte «Les vautours» en 1975, «L’affaire Coffin» en 1979, «À hauteur d’homme» en 2003 et «Infiniment Québec» en 2008. Monsieur Labrecque a reçu en 2008 le prix Jutra-hommage.

« Le studio qui lança sa carrière »

Jean-Claude Labrecque était un ami de Jocelyn Paquet, un collaborateur de longue date de Monlimoilou, qu’il alimente en photos d’archives. Parmi les principaux fonds que compte sa collection des Archives du photographe figure celui de Lefaivre & Desroches, là où la carrière du cinéaste a véritablement démarré. Ainsi Jocelyn Paquet a-t-il joint sa voix, sur les réseaux sociaux, à celles de bien d’autres qui ont connu Jean-Claude Labrecque :

Jean-Claude Labrecque, au studio Lefaivre et Desroches, 1956.
Crédit photo: Jocelyn Paquet (collection personnelle)

Aujourd’hui [vendredi] est décédé Jean-Claude Labrecque, chauffeur de Kodak, comme il aimait lui-même se décrire. En 2004, j’avais acquis le studio Lefaivre & Desroches. […] Le 22 février dernier, j’avais publié un texte avec photos sur Jean-Claude et son passage au studio Lefaivre & Desroches de Limoilou. Je vous présente à nouveau ces images très rares du jeune Jean-Claude et de ce studio qui lança la carrière du jeune homme [cliquer ici pour les voir].

En complément : Labrecque, une caméra pour la mémoire (ONF, 2018. 1:34)