Roulathèque Lov’n’Roll, une soirée qui n’a pas roulé à l’unanimité | 18 février 2019 | Article par Jason Duval

La Roulathèque Lov’n’Roll organisée par la ligue Roller Derby Québec

Crédit photo: Jason Duval

Roulathèque Lov’n’Roll, une soirée qui n’a pas roulé à l’unanimité

La ligue de roller derby féminine locale Roller Derby Québec organisait samedi la 4e édition de la Roulathèque Lov’n’Roll, une soirée prometteuse, mais qui n’a pas tenu toutes ses promesses.

L’évènement s’adressait à tout le monde, initiés et débutants. Le service et l’accueil des membres de l’équipe de roller derby étaient amicaux et agréables. Difficile d’imaginer nos hôtes en train de pousser une rivale et rouler à toute vitesse afin de remporter une course!

Les organisatrices avaient pensé à tout, même à la location de patins au look très rétro, afin d’attirer un plus grand public. Victimes de leur succès peut-être, les patins à roulettes en location disparaissaient à une vitesse grand V. Nous avons eu droit à quelques chutes mémorables de débutants et des figures impressionnantes d’initiés qui se déplaçaient avec le sourire d’un bonheur retrouvé.

Plus de patins… et d’ambiance

Le Centre Mgr Marcoux est rapidement devenu trop petit pour les adeptes nostalgiques du « vrai » patin à roulettes. Un peu moins de 2 h après le début de la soirée, déjà quelques personnes quittaient. Peut-être parce qu’elles avaient rapidement fait le tour de la piste ou parce que l’ambiance n’y était pas. En effet, après avoir roulé quelques tours de piste, on avait rapidement l’impression d’avoir fait le tour de la soirée.

DJ Lucky 7 de 10ko Mobile était chargé de chauffer l’atmosphère. On nous avait promis une ambiance des années 1970-80 inspirée des plus grandes Roulathèques. Nous avons plutôt eu une ambiance de nightclub branchée sur les derniers hits.

Pas de grands classiques comme « I will Survive » ou « Celebration », seulement quelques chansons éparpillées ici et là pour survoler l’époque du disco. La majorité de la programmation musicale était composée de morceaux des années 1990 ou encore dans la lignée des derniers succès de l’été. Un choix musical qui devenait redondant, voire ennuyant à force d’entendre les mêmes sonorités. Après un début prometteur avec une enivrante mais très longue « Macarena », les adeptes de la danse sont rapidement retournés à leurs chaises.

Quelques succès dépoussiérés de l’époque afro auraient fait le plaisir de plusieurs, car non, une orgie de lumières stroboscopiques ne suffit pas à rappeler les discothèques. Les paillettes, les habits rétro et les patins à roulettes étaient bien les seuls rappels de l’époque où jeunes et moins jeunes se livraient à de spectaculaires mouvements de danse, tout en roulant frénétiquement.

Toute la salle était malheureusement réservée à ceux qui roulaient. Les personnes qui n’avaient pas de patins devaient rebrousser chemin ou attendre patiemment, faute de place pour se trémousser. Sans plancher de danse, il ne restait plus qu’à regarder tourner encore et encore les chanceux qui étaient parvenus à se procurer des roues.

Cette attente, l’ambiance disco ratée et la quasi-impossibilité de danser en ont déçu plus d’un, selon les commentaires entendus sur place. L’intégration d’un espace dansant et du vrai disco des années 1970 seraient essentiels à une prochaine soirée de ce genre. La ligue Roller Derby Québec a eu une excellente idée; ne reste peut-être qu’à la peaufiner.