La Saint-Charles « bétonnée » au couchant | 22 juin 2019 | Article par Jean Cazes

Crédit photo: Jean Cazes

La Saint-Charles « bétonnée » au couchant

À peine 14 ans séparent la photo de l’en-tête, prise le 4 juin 2005, avec celle, comparative ci-bas, en date du 21 juin 2019. Quand la nature reprend ses droits sur le béton…

La scène revisitée illustre sous un autre angle la spectaculaire transformation des abords de la rivière Saint-Charles dans la section concernée par la phase IV des travaux de renaturalisation de ses berges au nord du pont Drouin.

Rappelons que cette métamorphose s’est réalisée en six phases, pour un total de 22,85 millions $, auxquels la Ville de Québec aura contribué à hauteur de 7,6 millions $.

« Pas de raison de craindre une invasion de moustiques »

Entre autres dossiers portant sur cette renaturalisation, celui du journaliste Jean-François Cliche, publié en pages 1 et 4 du cahier D du Soleil du 18 juin 2005, mérite d’être consulté avec ses illustrations :

Une Saint-Charles plus « sauvage » – La renaturalisation de la rivière terminée, les berges regorgeront de faune et de flore

La Saint-Charles se refait une beauté pour 2008. Ou plutôt, elle retournera à l’état « sauvage ». Dans le genre, disons-le tout de suite, on aura déjà vu plus « naturel » puisque ses berges seront entièrement refaites par l’homme. Mais comparativement au carcan de béton qui enserre le cours d’eau depuis des décennies, rien ne devrait sembler trop artificiel. Petit coup d’œil sur le futur.

[…] Physiquement, les abords de la Saint-Charles changeront pour la peine. Exit, cette orgie de ciment. Enfin, presque. Les parois de béton, en fait, seront  plus souvent coupées qu’enlevées, ce qui en restera pourra servir de structure aux aménagements. […]

Fait particulièrement intéressant à ce temps-ci de l’année, on apprend dans l’article que la transformation des lieux aura l’avantage de prévenir toute invasion de moustiques. Au journaliste, le professeur de biologie Julian Dodson apporte les précisions suivantes :

« Les insectes piqueurs, surtout les moustiques, pondent leurs oeufs dans des flaques ou des eaux stagnantes, tandis que les mouches noires pondent dans des eaux froides à débit rapide », explique-t-il. La Saint-Charles ne conviendra donc ni à l’un ni à l’autre. […]

En complément : Dix ans de grands chantiers (5) : la métamorphose du parc Cartier-Brébeuf.