Limoiloup : notre symbole de résilience – 3 de 4 | 6 septembre 2020 | Article par Jean Cazes

Extrait d’une des œuvres de l’artiste Félix Girard, voisin et témoin de l’incendie. « J’ai fait un premier croquis quelques jours après l’événement pour souhaiter bon courage aux sinistrés et, après plusieurs demandes, j’ai décidé de faire une version plus travaillée que je mets disponible en impressions signées et numérotées. Tous les profits de ces impressions iront directement aux sinistrés. »

Crédit photo: Félix Girard

Limoiloup : notre symbole de résilience – 3 de 4

Sauvé in extremis des flammes qui ont détruit Fourrures Roméo Falardeau le 15 janvier 2014, Limoiloup est par la suite revenu à l’adresse même qui l’a rendu célèbre dès le début des années 1990. Cette série, enrichie de nombreuses photos, rappelle pourquoi le sympathique animal est devenu le symbole de résilience de Limoilou.

C’est au nouveau pub irlandais Le Trèfle que Limoiloup a retrouvé l’an dernier son bercail, ses propriétaires ayant pris soin de le remettre en vedette. Tout comme Christian Falardeau l’avait fait dans la vitrine de sa boutique. « Un phénomène collectif d’attachement », analysait une sociologue quelques mois après le sinistre…

« L’idole des petits Limoulois »

Comparé à la situation des sinistrés, le sauvetage du loup de Fourrures Roméo Falardeau a pu paraître dérisoire pour certains. Mais avec son regard fier et son pelage doux, notre Limoiloup était devenu un repère quotidien. Dans ce drame, il soulignait parfaitement le sentiment d’appartenance des Limoulois.

« C’est l’idole des petits Limoulois! », a témoigné Agathe Vergne, alors collaboratrice à Monlimoilou, au lendemain de l’incendie :

« Le troisième mot prononcé par mon fils après papa et maman fut le loup, qu’il pointait de son petit doigt depuis sa poussette. Au même titre que la vitrine de Noël de José Fleuriste, c’était un arrêt obligatoire sur le chemin du retour de la garderie ou lors de nos balades estivales du soir sur la 3e quand tout le quartier est à son balcon. »

À l’automne 2014, la sociologue Sophie Hamel-Dufour a révélé les résultats de son enquête qualitative menée auprès de 193 Limoulois qui avaient partagé leurs histoires et coups de cœur au sujet du fameux Limoiloup. « Il s’agit d’un phénomène collectif, même à petite échelle », a-t-elle conclu sur le rapport du loup avec les passants. Un attachement comme point de repère, au retour à la maison ou en balade sur la 3e Avenue; ou alors, une affection au loup ludique, dont l’habillement devenait un jeu à découvrir…

« Dans leurs réponses, les participants mettent en relation étroite le loup avec ce que leur inspire le quartier Limoilou. En quelque sorte, nous pouvons dire que le loup personnifie Limoilou, un symbole qui traduirait l’appartenance et la fierté de ses résidents. »

Mai 2015 – Du Vieux-Limoilou à Maizerets

Un site en attente de l’annonce d’une nouvelle construction. 4 juin 2015.
Crédit photo: Jean Cazes

Près d’un an et demi après le sinistre, Christian Falardeau annonce que finalement, il reprendra ses activités dans les locaux de Tailleur en fourrures Denys, dans Maizerets. Le propriétaire de Fourrures Roméo Falardeau demeure alors en pourparlers avec un futur acheteur pour son site bien en vue de la principale artère commerciale de Limoilou.

La semaine prochaine, dans le dernier volet, Limoiloup de retour sur la 3e Avenue et source d’inspiration artistique. 

Lire le texte précédent de la série : Sauvé des flammes, Limoiloup rend service à la communauté.