Une nouvelle génération aux commandes chez Sobab | 11 février 2021 | Article par Martin Claveau

L’entreprise Sobab, située la 3e Avenue, à Limoilou, se spécialise entre autres dans la vente de café en vrac.

Crédit photo: Jean Cazes

Une nouvelle génération aux commandes chez Sobab

Depuis le printemps, la destinée de la compagnie Sobab de Limoilou se retrouve entre les mains de Vanessa Babos, une jeune entrepreneure de 30 ans. Cette dernière a repris l’entreprise des mains de son père, Stéphane, qui en est également le fondateur. La transition s’est faite en douceur, au point où les clients et les employés n’ont pratiquement pas remarqué le changement.

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Sobab est une entreprise de la 3e Avenue à Limoilou qui se spécialise dans la vente de café en vrac de même que dans la vente de machines à café évoluées et de grande qualité. Son nom est  une anagramme du nom de famille Babos, qui est d’origine hongroise.

Après avoir commencé une carrière d’opticienne qu’elle a poursuivie durant quelques années, Vanessa Babos a négocié récemment un virage professionnel.

« Je n’ai jamais ressenti le moindrement de pression de ma famille pour reprendre les affaires. La fibre entrepreneuriale est arrivée tout doucement et naturellement dans ma vie. Je n’ai fait que saisir l’opportunité qui s’est offerte à moi. Tout était en place pour que ça passe bien », explique la jeune femme, qui ne tarit pas d’éloge pour l’entreprise créée par son père, il y a une trentaine d’années.

« Nos clients sont géniaux et nos employés le sont tout autant », insiste-t-elle, précisant que son père, Stéphane, a profité du ralentissement causé par la pandémie pour lui passer le flambeau. Ce dernier savoure maintenant une retraite qu’il a amplement méritée.

« Le plus beau compliment qu’on puisse me faire, c’est de me faire dire par les gens qu’ils ne se rendent pas compte que c’est moi qui dirige maintenant. Ça signifie beaucoup, car je désirais vraiment respecter le commerce et poursuivre sur la même lancée », ajoute-elle.

Explosion des ventes en vrac et ralentissement

Selon Vanessa, le produit le plus vendu chez Sobab demeure le café en vrac. Plus particulièrement, la variété de type Acapella, qui se veut très en demande en raison de sa complexité. « Ce café est composé de huit types de grains de café. C’est ce qui le rend très original. Nous avons des clients qui viennent d’aussi loin que Montréal pour le chercher, alors pour nous, il s’agit vraiment d’un produit vedette », constate-t-elle.

Comme ce fut le cas dans de nombreuses entreprises durant la pandémie au printemps dernier, les affaires ont ralenti, mais les ventes de café en vrac ont explosé pour Sobab de la 3e Avenue.  « Nous avons dû effectuer nous-mêmes la livraison, mais ça nous a permis de passer au travers », explique Vanessa Babos.

La jeune femme regrette cependant d’avoir dû, momentanément, mettre de côté la vente de machines à café de prestige. Cette division représente généralement une partie importante des affaires de l’entreprise. « Nous n’étions pas vraiment prêts pour effectuer les ventes de ces produits en ligne », dit-elle.

Les machines de la fameuse marque suisse Jura constituent un produit recherché, mais celles de la compagnie Lelit prennent de plus en plus de place, selon la gestionnaire. « Ces machines sont de très bonne qualité et leur réputation s’accroît lentement mais sûrement », estime-t-elle.

Vanessa Babos se réjouit du fait que son entreprise soit installée dans le Vieux-Limoilou.

« Ma famille y est en affaires depuis 30 ans et je suis née en même temps que l’entreprise. Je suis donc très attachée à ce quartier. Il y a un fort sentiment d’appartenance et une grande fierté dans le secteur. La complicité entre les différents commerce est excellente, c’est comme ça que j’aime ça », renchérit la jeune femme.

Un grand latté à petit prix

En plus de trouver du café en vrac et des machines à espresso, on peut déguster un excellent café latté de grand format à prix très doux chez SOBAB. Vanessa Babos sourit quand on lui mentionne qu’il s’agit d’un des secrets les mieux gardés du secteur.

« On ne fait pas beaucoup d’argent avec ça, c’est certain. Par contre, ça nous permet de faire découvrir aux gens ce qu’on peut produire avec une bonne machine à café »,  justifie-t-elle.

 

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