À l'automne, il n'y a pas que les citrouilles qui soient orange

Scènes d'Automne_Orange OrangeÇa doit sans doute toujours commencer comme ça, les spectacles dans les bars. Je ne sais pas, j'ai oublié comment c'était la dernière fois, mais hier je me suis pointée au Bal du Lézard un peu avant l'heure annoncée, presque convaincue que déjà il n'y aurait plus de place, tous ces gens qui voudraient profiter de la présence colorée des récents récipiendaires du Félix de la plus belle pochette (photo), et tous les autres curieux comme moi.Mais voilà, je suis entrée dans un bar à moitié vide, en plein tests de son, parce que les habitués savent, eux, qu'un spectacle d'électro-mélodramatique-pop ne débute pas à l'heure prévue, même qu'il ne commence que lorsque le public est nombreux et fin prêt à la performance, et alors quelle performance!Est-ce le thème de Can you feel it des Jacksons que j'ai entendu en ouverture, trituré et remixé comme bien d'autres chansons au cours de la soirée, I'm too sexy (Right Said Fred), Stayin' alive (Bee Gees), Au bal masqué (Compagnie Créole), Everybody (Backstreet Boys), Je danse dans ma tête (Céline Dion), tantôt transition d'une pièce à l'autre, tantôt motif sonore au sein d'une composition personnelle, tantôt encore reprise entière à la sauce Orange Orange.J'avais peut-être oublié comment ça commençait, un spectacle dans un bar, mais je me rappelais comment ça se terminait : avec un long rappel, motivé par les applaudissements des auditeurs ravis d'une performance éclatée qui en a conduit plusieurs sur la piste de danse, jusqu'à se déhancher sur des titres comme Et je pleure et Immobile. C'est dire l'ambiance festive qui régnait en cet avant-dernier événement du festival Scènes d'Automne.[ À lire aussi : Festival Scènes d'Automne : 2e édition ] [ Programmation complète et autres détails ]