Délinquance sur deux roues

Source : Samuel Auger, Le Soleil, 18 mai 2010.

Les cyclistes qui prennent d'assaut les rues de la capitale ont beaucoup de droits, mais aussi plusieurs obligations qui sont souvent trangressées, note Jean-Sébastien Roy, porte-parole de la police de Québec. Le Soleil, Patrice Laroche.Même si les drames de la fin de semaine ont secoué le monde du cyclisme, les vélomanes ont pris d’assaut les artères de la capitale à la lueur d’une semaine qui s’annonce chaude et ensoleillée. Au-delà des balades familiales et des sorties anodines loin du trafic, un nombre croissant d’adeptes du vélo s’attaquent au bitume urbain, créant une cohabitation parfois ardue entre automobilistes, cyclistes respectueux… et délinquants sur deux roues. (…)Depuis la tragédie qui a coûté la vie à trois triathlètes, vendredi à Rougemont, des cyclistes plus expérimentés réclament des voies d’entraînement plus sécuritaires ou un partage plus équitable des routes. Mais où rouler? Des adeptes de la bicyclette peinent à trouver leur place en ville. Le Code de la route est sans équivoques : les cyclistes n’ont pas leur place sur le trottoir et doivent emprunter une piste cyclable si cette dernière est adjacente à la voie publique.Or, bien des pistes cyclables de Québec sont tout… sauf des pistes cyclables. Le corridor des Cheminots, où on retrouve poussettes, chiots et vélos, n’est pas considéré au sens de la loi comme une piste cyclable, selon la police de Québec. Les vélos peuvent donc l’ignorer en toute légalité. Et la capitale regorge de ces pistes cyclables de type loisir, plus en retrait. Les pistes cyclables obligatoires – qui ressemblent davantage à des bandes cyclables, à même la voie publique – sont ainsi plutôt rares à Québec. (…)

[ La suite. À lire entre autres billets : Pistes cyclables : achalandage du Corridor du Littoral par un beau jour d’août et Vélo : Un peu de civisme, bordel de merde! ]