D'un club à l'autre

Crédit photo : Michel Bédard
Par les temps qui courent, il suffit de soutenir (ou prétendre soutenir) le retour des Nordiques pour s’attirer la sympathie des gens de Québec. Avec son numéro d’ouverture sur l’équipe de rêve du peut-être-futur-ancien club, l’animateur du Grand Rire Comédie Club, Étienne Langevin, a donc d’emblée gagné la complicité du public lors de la soirée du 6 octobre dernier. Encore que la foule des spectacles d’humour a ceci d’indulgent que, à moins d’un numéro sur les « mongols » et les obèses pestilentielles qui prennent l’avion (Jean-François D’Aoust), elle se promet de s’esclaffer aussi souvent que possible. Si c’est au nombre de rires que s’évalue le succès d'un tel événement, la première mouture de la deuxième édition du Grand Rire Comédie Club en fut tout un. On soulignera d’ailleurs l’ovation réservée à Mathieu Cyr qui, à la guitare, y est allé d’un pastiche de Tue-moi et d’une reprise de L’aigle noir à la façon Normand L’Amour.La formule : en moyenne six artistes, sélectionnés par un jury, défilent sur scène pour tester leur matériel humoristique. De la banalisation du mensonge (Adam Desmarais) aux préjugés sur les Haïtiens, les Grecs et les Irakiens (Richardson Zéphyr), en passant par le sexe (Mélanie Couture) et le refus des réponses toutes faites (Sébastien Bourgault, en remplacement au pied levé), on cherche chaque fois à faire rire en se moquant un peu de soi, beaucoup de l’autre. Sans doute « parce que c’est comme ça », pour reprendre l’explication vaine et enrageante qui a fait l’objet de la performance de Bourgault. Le divertissement n’a pas besoin de se réfléchir davantage.On aime ou pas.Les soirées Comédie Club ont lieu chaque mercredi, du 6 octobre au 1er décembre 2010, et du 16 février au 27 avril 2011, à 20 h, à la salle Sylvain-Lelièvre, Cégep de Limoilou.[ À lire aussi : Les mercredis Comédie Club commencent ce soir ] [ Pour en savoir plus : Grand Rire Comédie Club ]