Portrait : la Brûlerie Limoilou

La Brûlerie Limoilou, coin 5e Rue et 3e Avenue. Photo : Jean Cazes, 24 octobre 2010.
La Brûlerie Limoilou, coin 5e Rue et 3e Avenue. Photo : Jean Cazes, 24 octobre 2010.

« Avant tout, la Brûlerie, c’est un concept de café européen. En Amérique, on parle généralement d’une culture de grandes chaînes alors qu’ici, on offre un lieu d’appartenance accueillant où entamer sa journée sans être brusqué! », raconte son fondateur et propriétaire, Odré Lacombe.

Lieu rassembleur sur la 3e Avenue

Fort de son succès avec la Brûlerie Saint-Roch, le jeune entrepreneur de 28 ans a vu en Limoilou l’endroit rêvé pour y implanter une deuxième succursale à une intersection très fréquentée. Vendredi dernier par exemple, à peine une semaine après son ouverture, de nombreux clients – dont beaucoup d’étudiants et de petites familles – avaient visiblement adopté la Brûlerie Limoilou, café « branché sans fil » où tout un chacun est invité à vaquer à ses travaux scolaires, de rédaction, ou tout simplement à flâner en sirotant un bon café latte. « Ici, il n’y a pas de barrière sociale, insiste Odré. Et pour une pause café, 2 $, ça demeure abordable! »

Pourquoi, la « Brûlerie »? « On torréfie sur place notre café, explique Odré. Les grains proviennent de divers pays. Notre spécialité? Tout ce qui se fait avec la machine à expresso! On s’inspire de la tradition italienne et maintenant de la Côte Ouest, autant en termes de goût que de texture du lait. La présentation visuelle du café est aussi très importante pour nous. » En compléments, pâtisseries, soupes, sandwichs, chocolats et gourmandises diverses garnissent les comptoirs de la Brûlerie Limoilou.

Toujours à l’exemple de sa succursale de Saint-Roch, le propriétaire de la nouvelle Brûlerie souhaite en faire un lieu d’exposition se greffant au réseau existant dans Limoilou. Artistes amateurs ou professionnels, sculpteurs, peintres ou photographes, vous êtes donc Invités à présenter votre portfolio, en ligne ou sur place!

Complémentarité avec les autres commerces

Certes, comme il l’explique, Odré a vite flairé dans le Vieux-Limoilou le besoin d’un lieu rassembleur ouvert tous les jours jusqu’en fin de soirée, témoignant au passage que son premier dimanche, sans surprise, était très achalandé. « Et la Brûlerie Limoilou doit être complémentaire dans ses activités à ce qui est déjà en place aux alentours, insiste-t-il. Il y a un partenariat à établir avec d’autres commerces du quartier; je souhaite les référer au besoin. »

Puisant dans son expérience dans Saint-Roch, Odré Lacombe voit donc tout naturellement d’un bon œil un regroupement de gens d’affaires sur la 3e Avenue. « On peut par exemple décider collectivement d’ouvrir tous ensemble nos commerces les dimanches. En étant regroupés, on a aussi plus de poids pour négocier avec la Ville, que ce soit pour l’organisation d’événements populaires, ou le pratico-pratique comme l’éclairage de rue ou la collecte des ordures. »

« L’union fait la force! Mais avant tout, on doit rester en relation avec les résidents de Limoilou et répondre à leurs besoins! », conclut Odré.

Au moment de la parution de cet article, la Brûlerie Limoilou engageait déjà une dizaine d’employés et était toujours à la recherche de personnel. Avis aux intéressés!