40 km/h dans les rues : une limite qui ne convainc personne

Pour ralentir le trafic, il faut multiplier les obstacles dans les rues, par exemple à l'aide de dos d'âne. Le Soleil, Laetitia DeConinck.Source : Annie Morin, Le Soleil, 11 juin 2011.

Le maire Régis Labeaume s'est montré favorable, cette semaine, à une réduction de la vitesse dans les quartiers résidentiels de Québec, à condition que les policiers rehaussent d'un cran la surveillance routière. Le conseiller Richard Côté, responsable de la sécurité publique, se veut plus prudent. Lors du lancement de la Stratégie de sécurité routière 2011-2013, il a admis qu'il n'y avait pas unanimité chez les élus. «Si on prenait un vote demain matin, je pense que ça serait assez serré», a-t-il confié.L'administration municipale a donc commandé à sa division des transports un rapport sur les expériences menées dans d'autres villes de la province ayant osé rompre avec la traditionnelle limite de vitesse de 50 km/h. Les résultats sont attendus à l'automne. (...)Pour justifier l'abaissement des limites de vitesse, les statistiques évocatrices ne manquent pas. La Table québécoise de sécurité routière en avance quelques-unes. Dans son rapport de 2009, on peut lire que «plus de la moitié des ­accidents corporels ont lieu sur les routes et rues où la limite de vitesse est de 60 km/h et moins» et que la probabilité de décès d'un piéton heurté par une voiture passe de 75 % si la vitesse d'impact est de 50 km/h à 10 % à 30 km/h. (...)Suzanne Lareau, directrice générale de Vélo Québec, s'affiche aussi en faveur de l'imposition de zones à 40, voire 30 km/h, dans les villes. «En abaissant la vitesse dans les quartiers résidentiels, on encourage les gens à marcher et à rouler [à bicyclette] parce que ce qui les empêche, ce qui leur fait peur, ce sont les autos qui vont trop vite», dit-elle. (...)

[ La suite. En complément, du même auteur : Les citoyens de plus en plus préoccupés. À lire aussi : 22e Rue : un nouvel aménagement. ]