Café, couleurs et tic tac!

Alimentation GD3e Avenue. Matin froid. Soleil éclatant. Les feuilles jaunies qui jonchent le trottoir craquent sous les pas. J’arrive à la Brûlerie Limoilou. Échange de sourires, formules de politesse et commande. Assise à la fenêtre, je regarde les gens passer dans la rue. Mon quartier a drastiquement changé depuis quelques semaines. Le temps a ralenti. Les gens font comme la nature, ils se préparent à la saison qui dort.Il y a longtemps que je n’ai pas écrit. Ce n’est pas qu’il n’y avait rien d’intéressant dans les environs, bien au contraire, mais plutôt seulement la vie qui passe sans qu’on s’en rende compte… Trop vite, beaucoup trop vite.Une chanson de Jack Johnson se fait entendre, me rappelant que l’été est bel et bien terminé. Même l’automne s’essouffle on dirait. Odeur de café. Autre regard dans la rue. Les passants, bien emmitouflés, se déplacent au ralenti. J’aurais envie de les serrer dans mes bras, d’embrasser mon quartier tout à la fois.Rafales de vent. Il neige des feuilles, presque d’or. Un vieux vélo noir se stationne juste devant le commerce rouge Alimentation G.D. On entend une musique cubaine. La scène est presque surréaliste.Dans la Brûlerie, les sons ambiants nous informent des occupations de chacun. Vapeur des machines : on a demandé un café. Pages qui tournent : on s’informe sur l’actualité. Notes de clavier : on bosse sur un travail de session.Quand je viens ici, à la Brûlerie Limoilou, il me semble que la vie reprend sa juste valeur dans le temps. Chaque moment a sa raison d’être. Chaque son, chaque odeur et chaque image prend le temps d’exister et est exactement là où il doit être. Sans m’en rendre compte, je me prépare sans doute aussi à l’hiver…

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